Projet_Scientifique_et_Culturel_Louvre
97 La politique d’expositions temporaires du Louvre est particulièrement dynamique : le Louvre programme des expositions temporaires au sein du Palais mais également en partenariat avec d’autres institutions en France et à l’étranger. Pour poursuivre et consolider cette dynamique et répondre à la qualité scientifique que l’on attend du Louvre, les priorités sont les suivantes : • les expositions doivent être conçues, non comme une fin en soi, mais comme un des moyens de mettre en valeur les collections du musée et de présenter les résultats des recherches menées sur ces collections ; • la programmation culturelle devra répondre à des critères qui favoriseront la cohérence entre les expositions proposées par le musée du Louvre. É noncer des critères de programmation des expositions temporaires Le choix d’une exposition doit avant tout répondre à un objectif de mise en valeur des collections permanentes. En intégrant pleinement cet objectif, l’élaboration de la programmation culturelle du musée du Louvre devra dans les prochaines années tenir compte de plusieurs critères clairs et incontournables. Tout d’abord, il faut rappeler qu’une programmation au Louvre est toujours le fruit d’un travail scientifique conséquent. Cette exigence scientifique est un préalable et doit le rester. Par ailleurs, elle doit s’adresser à tous les publics et faire l’objet d’une médiation adaptée. Il s’agit aussi de programmer à différents endroits en déclinant une « ligne Louvre » bien définie avec des expositions «de qualité Louvre » au Louvre, à Delacroix, à Lens, au Louvre Abou Dabi et «hors les murs », en recherchant la complémentarité des sujets abordés dans chacun de ces établissements. Il est donc nécessaire de faire coïncider les projets qui remontent des conservations et de les confronter aux enjeux de chacun, y compris lorsqu’il s’agit de partenaires nationaux et internationaux. L’offre en matière de manifestations temporaires doit s’articuler avec les programmes de recherche et les avancées en matière scientifique des départements par rapport aux collections permanentes dont ils ont la responsabilité. Cette offre devra également tenir compte des avancées de la rénovation des salles permanentes et de leur enrichissement enmatière de médiation. Cettemise en cohérence sera assurée par la nouvelle commission des expositions qui a été instaurée fin 2014. Elle fera office de « gare de triage » pour préparer les prises de décision en lien avec le ministère de la Culture et de la Communication. Elle renforcera également la sécurisation technique et financière des expositions et conservera la mémoire détaillée de projets qui pourront ensuite être proposés aux différents partenaires du musée. La programmation retenue est présentée chaque année en conseil d’administration. L’articulation des différents domaines de la programmation culturelle doit également être plus homogène, en assurant une déclinaison plus fine et complète des projets les uns par rapport aux autres. Il s’agit ici des expositions et des éditions, mais également des programmes de l’auditorium, des visites-conférences et des ateliers pédagogiques, ainsi que des productions audiovisuelles et du multimédia. L’éducation artistique doit de la même manière être promue au sein du musée du Louvre, dans des espaces dédiés demanière pérenne àdes expositions de longue durée, et dans les espaces aussi bien temporaires que permanents, la médiation devant s’orienter vers un public toujours plus large. Renforcer dans tous les domaines possibles, et notamment pour l’art contemporain, les relations avec les autres musées nationaux sera également un critère à retenir : cela permettra d’optimiser les programmations culturelles respectives par la synergie entre les établissements et de présenter au public des périodes chronologiques ou des techniques qui ne relèvent pas de la compétence patrimoniale du Louvre. Ces rapprochements croisés impliquent évidemment que l’on confie des commissariats «Louvre » à des personnels scientifiques d’autres établissements culturels – et inversement. A u L ouvre C’est en premier lieu pour le Louvre que l’établissement doit construire sa programmation d’expositions. Programmer au Louvre représente une certaine responsabilité que doit refléter la nature des expositions qui seront sélectionnées pour être présentées au Louvre : en effet, dans certains domaines spécifiques (antiquités orientales, peinture française et italienne, sculpture française pour ne citer que quelques exemples…), le Louvre est, pour ainsi dire, l’un Une politique d’expositions temporaires pour (re)découvrir les collections favoriser la rencontre entre les publics et les collections
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