Projet_Scientifique_et_Culturel_Louvre
98 des seuls musées au monde à être capable de faire régulièrement des expositions internationales de référence. De ce fait, sa responsabilité vis-à-vis de la communauté scientifique et de ses publics est importante, et la programmation des expositions doit être à la hauteur de ces attentes. La programmation culturelle dumusée du Louvre durant les prochaines années sera ainsi conçue, à travers les choix de la commission des expositions, en tentant de concilier les différentes exigences suivantes : • trouver l’équilibre entre qualité scientifique et bonne accessibilité aux publics ; • partir des collections du musée pour les présenter différemment, approfondir un sujet, confronter les regards ; • trouver l’équilibre entre les différents domaines du Louvre : entre les huit départements, mais aussi, plus généralement, entre les « beaux-arts » et l’archéologie et entre les sujets spécialisés et les sujets transversaux. Il s’agit en effet de présenter, à travers la programmation des expositions temporaires, un reflet fidèle de la richesse et de la diversité des collections du Louvre ; • laisser la place à des projets venant de l’extérieur, ou coorganisés avec des partenaires, que ce soient des musées en France ou les grands musées internationaux, dont la programmation peut rejoindre celle du Louvre ; • sauf exception (cas de donation d’œuvres par exemple), limiter l’exposition d’œuvres issues de collections privées. Quatre types d’expositions peuvent être identifiés, pour répondre à des projets d’ampleur variable : • les grandes expositions, qui occupent l’ensemble de l’espace du hall Napoléon, à raison de deux par an (une au printemps et une à l’automne), et constituent la part la plus visible de la programmation du Louvre et sont destinées à un large public ; • des expositions de taille intermédiaire, occupant de manière complémentaire la moitié du hall Napoléon ; • trois expositions par an de dessins dans les espaces Napoléon haut spécifiquement reconfigurés (deux accrochages plus ou moins enrichis des collections permanentes du département des Arts graphiques et une exposition faisant appel significativement à des emprunts extérieurs) ; • des expositions-dossiers, ou des expositions d’actualités, dans les salles permanentes du musée pour rendre compte de la vie des collections. Afin de mieux concevoir ces différents types d’expositions, plusieurs nouveaux principes seront mis en œuvre pour la programmation après 2017 : • la création de salles «Napoléon haut » dédiées à la présentation des arts graphiques, en exposition temporaire ou en présentation par roulement. Le projet du Grand Louvre avait fait le pari d’une présentation permanente par rotation des collections d’arts graphiques dans l’espace de la pyramide et dans d’autres salles du musée, puis en lien direct avec les collections des autres départements, notamment avec les peintures (salles Sully et Mollien). Ces salles ont accueilli des expositions temporaires. Les salles Sully et Mollien trouveront donc une autre vocation, tandis que des salles indépendantes, bien identifiées, seront désormais dédiées aux présentations de la collection du département des Arts graphiques et aux expositions qu’il réalisera. Les salles d’histoire du Louvre seront ainsi transformées pour ce besoin spécifique. Il s’agit d’un changement notable car il permettra de redonner une place à cette collection dans les espaces du musée ; • la création d’une programmation d’expositions- dossiers dans les départements : le Louvre n’étant doté d’aucun espace de petite taille à consacrer à des sujets d’actualité des départements, la programmation de ce type d’exposition plus spécialisée et centrée sur les collections du musée passe par une nouvelle ligne de programmation. L’objectif est de créer des espaces où présenter, deux fois par an, les actualités des travaux scientifiques des départements : acquisitions, restaurations, études d’une œuvre… Toutes les actualités ouvriront ainsi au même moment, deux fois par an, ce qui permettra chaque année d’avoir ainsi une programmation plus visible, centrée sur les collections et présentée dans les départements mêmes, en lien direct avec les salles permanentes. Cette nouvelle programmation, dont la mise en place nécessitera d’importantes études de faisabilité, tant les espaces des départements sont variés et complexes, sera accompagnée d’une réflexion sur les éditions qui pourraient mettre en valeur cette actualité ; • le maintien d’une programmation d’expositions temporaires d’art contemporain : le Louvre, historiquement, a toujours fait place à l’art de son temps, notamment à travers une politique de commande de décors du Palais (décor de la galerie d’Apollon par Delacroix, plafond de la salle Henri-II par Braque). Après les réalisations récentes d’Anselm Kiefer (escalier nord de la Colonnade), François Morellet (escalier Lefuel) et Cy Twombly (salles des Bronzes), il faut noter que les espaces disponibles pour accueillir de nouvelles créations pérennes se sont raréfiés. C’est donc à travers des projets temporaires que le Louvre poursuivra cette mission, en s’attachant à suivre deux principes : d’une part, celui de s’associer aux institutions spécialisées pour définir
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