Projet_Scientifique_et_Culturel_Louvre

99 cette programmation, afin qu’elle fasse écho aux expositions présentées ailleurs ; d’autre part, en privilégiant des projets qui permettent de revisiter les collections du Louvre et de renouveler le regard sur l’art ancien. Le jardin des Tuileries, par son lien avec la FIAC mitoyenne, qui répond à ce souhait réaffirmé de programmer de l’art contemporain en partenariat, et par la politique d’accueil de dépôts d’œuvres du CNAP, restera également l’un des lieux de l’art contemporain au Louvre. Enfin, la possibilité qu’offre le partenariat avec la RMN-GP de commander à des artistes contemporains des œuvres graphiques pour enrichir le fonds de la chalcographie constituera un complément à cette politique d’art contemporain. Malgré ses espaces nombreux, le Louvre ne peut accueillir toutes les expositions qu’il est en capacité de concevoir ; notamment, les salles du hall Napoléon bas ne sont pas adaptées à la présentation de très grands formats. Le choix de ne pas présenter certaines grandes expositions au Louvre, comme la rétrospective Vélasquez proposée en 2015 par le Louvre et qui a été présentée aux Galeries nationales du Grand Palais, est ainsi guidé par le souci du visiteur et des œuvres, pour certaines d’entre elles mieux mises en valeur ailleurs qu’au Louvre. Les collections du Louvre présentant plus d’opportunités d’expositions que le Palais ne peut en accueillir, la possibilité de faire ces expositions hors du Louvre est une véritable chance pour les publics et pour les collections. A u musée D elacroix À l’occasion des dix ans de son rattachement à l’Établissement public du Louvre, le musée Delacroix va élaborer un Projet Scientifique et Culturel spécifique, qui permettra de définir son identité et ses enjeux mais aussi de faire le lien avec les projets du Louvre. Dans un contexte favorable à son développement, l’objectif est de réaffirmer la place du musée au sein de la communauté muséale et de souligner l’importance d’une collection propre offrant par le rassemblement des différentes expressions artistiques de Delacroix la possibilité de mettre en valeur des aspects méconnus ou inédits de sa création, de sa vie, de son expression. En lien avec le PSC du Louvre dont le musée Delacroix forme une des directions depuis 2013, c’est une réelle opportunité de travailler à la définition d’une programmation en cohérence avec la «Ligne Louvre » et de lever certaines ambiguïtés quant à son positionnement (musée ou lieu de mémoire, lieu intime ou lieu d’hommage). Les expositions du musée Delacroix, présentées dans son PSC, suivent un rythme annuel : une exposition par an au musée lui permet d’accueillir un plus grand nombre de visiteurs. Elles se font en lien avec le Louvre, soit en complément avec les thématiques traitées au Louvre (exemple Maroc), soit en lien avec les collections du Louvre. À L ens Le Louvre-Lens doit être pleinement intégré dans la définition des programmations d’expositions du Louvre ; s’il est indépendant administrativement, son identité n’en repose pas moins sur son lien intrinsèque avec le Louvre, et notamment avec ses collections. Le Louvre doit donc penser la programmation de Lens en lien étroit avec celle du Louvre, afin de donner sens à cette relation entre les deux musées, tout en tenant compte des spécificités et des attentes des publics du Louvre à Lens. Venant en complément de la galerie du Temps, qui présente plus de 200 chefs-d’œuvre des collections du Louvre, les expositions du Louvre-Lens constituent l’un des leviers du succès rencontré depuis l’inauguration du musée en 2012. La politique de programmation s’inscrit dans les objectifs initiaux du projet tels que définis par le Projet Scientifique et Culturel du Louvre-Lens (en 2008) : la présentation des collections du Louvre, l’éducation artistique, l’enracinement local mais aussi le rayonnement national et international favorisé par une situation géographique stratégique en Europe. Conformément à son Projet Scientifique et Culturel, le Louvre-Lens présente deux grandes expositions par an. La programmation des expositions temporaires est établie en étroite relation avec le Louvre, mais aussi avec celle des musées de la Région Nord–Pas-de-Calais, qui sont, depuis 2013, associés à l’exposition programmée annuellement au sein du pavillon de Verre. Le calendrier de ces expositions a été déterminé en fonction des saisons jugées les plus favorables pour un lieu tel que Lens. L’enjeu est d’offrir non seulement un nouveau lieu culturel aux habitants du Nord–Pas-de-Calais mais aussi de conforter l’attractivité touristique de la région. Le calendrier des expositions tient donc compte de ces objectifs : • une exposition d’hiver (du 4 décembre à la mi-février). Les expositions sont plus particulièrement orientées vers la présentation d’une période artistique, d’une civilisation. Ces expositions, dites de civilisation, doivent permettre de présenter de manière didactique et complète le point le plus récent sur un grand moment de favoriser la rencontre entre les publics et les collections

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