Projet_Scientifique_et_Culturel_Louvre
76 Dans le cadre de la mise en œuvre de cette cartographie, trois enjeux devront particulièrement être traités : P réserver et développer les métiers d ’ art Le Louvre est l’un des établissements privilégiés duministère de la Culture et de la Communication qui emploie encore de nombreux métiers d’art. Il doit donc être pleinement acteur des réflexions menées par le ministère de la Culture et de la Communication sur ces métiers, qui sont particulièrement précieux dans un établissement patrimonial aux problématiques variées. Il s’agit d’unhéritage de savoir-faire précieusement élaborés au fil des siècles. En cela, le Louvre est une vitrine d’excellence, il contribue au rayonnement du musée, tant en France qu’à l’étranger. Attentif à leur conservation, le musée s’attache, par sa politique d’apprentissage, à assurer la relève des personnels qui les exercent. Seule une douzaine demétiers d’art est représentée au Louvre : encadreurs-doreurs, jardiniers, marbriers, menuisiers-ébénistes, métalliers, monteurs de dessins, peintres-décorateurs, photographes, tapissiers, installateurs-monteurs d’objets d’art assurent au musée la conservation de ce patrimoine immatériel. Porteurs d’histoire et d’innovation, les agents exerçant ces métiers participent à la conservation du patrimoine et accompagnent l’ensemble de l’activité du musée : présentation des collections, montage des expositions… Ce sont des métiers en lien avec l’histoire particulière du lieu et qui présentent des compétences particulières qui lui permettent de fonctionner : il s’agit donc pour le Louvre de réfléchir au meilleur recours possible à ces métiers pour le bénéfice de l’ensemble du musée. P oursuivre le travail de définition et d ’ articulation des différents métiers des conservations L’exercice de définition des métiers permettra également d’approfondir les réflexions entamées sur l’organisation des métiers des départements et l’articulation des différentes fonctions. Si le métier de conservateur, très bien défini par la loi et dont les fonctions correspondent exactement aux définitions du code du patrimoine, ne pose pas de question, d’autres métiers exerçant dans des conservations restent encore à mieux définir. En 2008, le comité technique de l’établissement a en effet validé un principe d’organisation des départements en trois pôles : • un pôle «Collections » ; • un pôle « Documentation» ; • un pôle «Régie ». Cette organisation n’a pu être menée à son terme, et la définition des métiers permettra de la finaliser. Principaux enjeux : • renforcer le rôle des conservateurs dans les activités du musée, à la fois comme chefs de projets pour les expositions dont ils sont commissaires et comme formateurs pour les médiateurs, mais aussi mieux les former eux-mêmes à l’ensemble des métiers et questions qui touchent directement aux collections (métiers techniques et métiers d’accueil et de surveillance notamment) ; • professionnaliser tous les métiers de conservation en leur permettant des formations professionnelles exigeantes, notamment en resserrant les liens du Louvre avec les institutions de formation ; • définir les métiers du pôle «Documentation», ou «Études et documentation», en intégrant bien la diversité des métiers en présence : métiers des documentations, métiers des bibliothèques, mais aussi ingénieurs d’études, archéologues, dessinateurs, photographes… ; • renforcer les échanges avec d’autres professionnels, par le biais par exemple de la mise en place de séminaires (avec l’École du Louvre, l’Institut national du patrimoine), d’échanges de bonnes pratiques… R epenser les métiers de l ’ accueil Une des principales problématiques «métiers » à laquelle des réponses doivent être apportées par l’Établissement public du musée du Louvre dans les prochaines années porte sur la traduction dans les formations, les recrutements et les carrières de la priorité donnée aux publics et à la médiation. Dans le contexte de l’accueil d’un public étranger majoritairement primo-visiteur, cette problématique concerne particulièrement les agents d’accueil, de vente et de surveillance, dont les métiers évoluent rapidement. Dans un musée du 21 e siècle hyperfréquenté, l’accueil est devenu un nouveau métier et le Louvre doit accompagner cette évolution par différentes actions : • former les agents à ce nouveau métier, et faire de la formation une priorité, en en permettant Trois projets prioritaires dans les années à venir
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