Projet_Scientifique_et_Culturel_Louvre

72 l’articulation nécessaire entre les différents outils écrits présents dans les salles, et traductions en anglais de l’intégralité des cartels, et en anglais et espagnol de l’intégralité des panneaux de salles ; • réflexion sur les outils complémentaires dans un deuxième temps, selon les besoins exprimés au cas par cas : cartographies, chronologies, multimédias dynamiques… En parallèle de ce chantier seront menés deux autres chantiers : une réflexion globale sur la numérotation et la dénomination de l’ensemble des salles, afin de rendre plus lisibles les « séquences » et les seuils au sein du musée ; une reprise complète du plan-guide afin de le rendre plus utilisable par tous. Une réflexion à poursuivre sur les outils «nomades » Cette révision des supports de signalétique culturelle, présents physiquement dans l’espace du musée, est la première étape d’une refonte du schéma de médiation qui doit être complétée par une réflexion sur la place de la médiation humaine dans les salles et sur les possibilités offertes, notamment en termes de personnalisation de la visite et d’interactivité, par les supports numériques de nouvelle génération (Nintendo est actuellement fournisseur du guide multimédia du musée jusqu’en 2017). Les dispositifs de médiation innovants ont déjà été expérimentés pour permettre au musée de favoriser l’accès à la culture des publics dans toute leur diversité, mais ils doivent régulièrement être repensés, dans un contexte d’innovation technologique permanente et de demande croissante des publics. L’audioguide, dont le succès ne se dément pas, propose 700 commentaires d’œuvres et des parcours, ce qui reste marginal en regard des 38 000 œuvres présentées dans le musée. En dehors de ces contenus peu exhaustifs, il se trouve également de plus en plus concurrencé par les applications pour smartphones et/ou pour tablettes. Une réflexion doit donc être menée au Louvre sur les meilleures offres à développer dans ce domaine afin de répondre à des demandes de plus en plus courantes. S’il n’est pas envisagé à moyen terme de supprimer l’audioguide pour développer une approche uniquement fondée sur des contenus disponibles sur smartphones et tablettes, la nécessité se fait jour d’adapter l’audioguide pour répondre au besoin de «personnalisation» de la visite exprimé par le visiteur. Plus généralement, cette réflexion sur les outils numériques, de médiation dans les salles, le développement de la géolocalisation dans lemusée, le développement des applications téléchargeables, ou encore la mise en place de dispositifs pour aider les agents en salle à se faire comprendre des visiteurs étrangers (par le biais de tablettes, outils de traductions simultanées, dispositifs multimédias, traductions plus nombreuses encore de l’audioguide) permettra à terme d’améliorer notablement la qualité de la visite du musée pour les différents publics. L a médiation humaine dans les salles Dans un musée hyperfréquenté, la question de la médiation humaine dans les salles est particulièrement complexe et doit être considérée, pour les personnels comme pour les publics, comme une priorité. En raison du niveau de la fréquentation et de la disponibilité des effectifs, la médiation passe parfois au second plan : en effet, les agents dans les salles assument essentiellement et avant tout des fonctions d’accueil, d’orientation et de surveillance. Si ces missions, qui répondent à un besoin, doivent rester centrales, le développement d’une compétence de médiation plus approfondie doit se faire de manière complémentaire, et être pensé comme une opportunité de développement de compétences. Il s’agit d’un enjeu que le Louvre ne peut plus ignorer et qui doit répondre à la fois à la demande de confort de visite et d’information : renforcer la médiation humaine en salles est donc l’une des priorités du Louvre. Définir plusieurs niveaux d’information La première priorité sera de définir les différents niveaux d’information à délivrer selon les publics, selon les lieux, les besoins : information pratique, orientation, traduction, contenus approfondis. Différents métiers doivent pouvoir y répondre, en fonction des niveaux d’information à délivrer : les médiateurs et les agents d’accueil et de surveillance en salles doivent ainsi être considérés comme les premiers médiateurs pour un certain niveau d’information. Définir une politique de formation à la médiation La deuxième priorité sera de définir une politique de formation spécifique : • la formation des personnels du musée doit compléter et enrichir des champs de savoir-faire (notions d’histoire de l’art, d’histoire du musée et de ses collections, culture générale, prise de parole, animation de groupe) et de savoir-être (qualités

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