Projet_Scientifique_et_Culturel_Louvre
71 lien direct avec la Petite Galerie, ils permettront de recréer une relation privilégiée et prioritaire avec les collections du musée. Dans les années intermédiaires, une nouvelle programmation pourra être testée dans les salles du musée. Les publics des jardins du Carrousel et des Tuileries et l’offre de médiation et de programmation Le principal projet de l’établissement pour les jardins pour les années à venir doit être de repenser à terme l’accueil des publics, en consolidant les dispositifs de médiation et de signalétique, et en renforçant la programmation culturelle et scientifique en lien plus étroit avec les priorités définies pour le musée. L’accueil dans les jardins très fréquentés que sont le Carrousel et les Tuileries nécessite avant tout une meilleure connaissance des publics : le lancement d’études quantitatives et qualitatives sur les publics, leurs pratiques, leurs retours d’expérience et leurs attentes, serait très utile. Il s’agira également d’entamer une reprise de la signalétique, à la fois d’orientation et d’information (notamment sur l’histoire de l’architecture, l’histoire de l’art des jardins et l’histoire de France avec une évocation du palais des Tuileries disparu), et de repenser des programmes de médiation, qui ont déjà fait leurs preuves si l’on en croit le succès des visites organisées. La programmation culturelle doit être repensée afin de mieux s’articuler avec celle du Louvre et de renforcer les liens avec le Palais. À ce titre, la problématique spécifique de l’art contemporain, qui est l’une des identités particulières du jardin des Tuileries, qu’elle relève de la programmation propre du Louvre ou des politiques de partenariat comme à l’occasion de la Foire internationale d’art contemporain (FIAC), doit faire l’objet d’une démarche renouvelée. Les jardins doivent aussi beaucoup plus s’envisager comme un lieu patrimonial. La gestion des sculptures du jardin, la valorisation de l’histoire du lieu et le travail scientifique qu’il exige nécessitent d’être renforcés afin de faire plus que jamais des Tuileries et, plus largement, des jardins, un objet d’études. Cet enjeu sera particulièrement important dans le cadre des projets de centre d’interprétation au sein du Louvre (pavillon Sully) et de centre de recherches sur le Louvre : la place de l’histoire des Tuileries (jardins mais aussi ancien palais) et du Carrousel dans l’histoire du Louvre s’en trouvera ainsi mieux valorisée. L a refonte des outils de médiation dans les salles La médiation dans les salles, moyen privilégié d’accès aux œuvres, doit faire l’objet dès 2015 d’une attention particulière. Une révision des supports de signalétique culturelle (cartels et textes de salles) doit être programmée à partir de 2015, tandis qu’une réflexion sera menée sur les outils dits «nomades », au premier plan desquels les applications numériques et l’audioguide. Nourrie par les expériences menées au Louvre- Lens et au département des Arts de l’Islam notamment, cette révision doit s’inscrire aussi dans la continuité des apports formels et organisationnels du projet Pyramide. Les « lieux d’articulation» entre les espaces devront faire l’objet d’un travail spécifique, en tenant compte des flux de personnes. Il est primordial que l’information soit accessible sans que la signalétique génère des points de fixation. La refonte des outils de signalétique culturelle, une priorité Les supports de signalétique culturelle proposent une méthode et un vocabulaire propres au musée traduisant ce que le Louvre veut dire de ses collections et de son histoire. Le propos est rédigé dans un souci d’accessibilité. Il doit être compréhensible par des visiteurs non familiers du sujet et des musées, sans pour autant négliger d’offrir aux visiteurs avertis les informations attendues (grâce notamment au pavé technique des cartels d’œuvre). Cela nécessite de définir un socle commun à l’ensemble des œuvres. Il ne doit pas faire appel à des prérequis et doit tenir compte du fait que 70% des visiteurs du Louvre sont étrangers. Les objectifs de cette refonte sont : l’harmonisation des informations délivrées, leur clarification et leur traduction. Il s’agit donc de toucher ainsi le plus large public en offrant un socle commun de repères historiques, géographiques et culturels aux visiteurs. Cette révision concerne 400 panneaux, 38 000 cartels et de nombreux feuillets de salle. Ce travail d’harmonisation de la signalétique devra notamment homogénéiser les chartes graphiques et tenir compte de la topographie des lieux. Ce chantier s’articulera en deux phases distinctes : • reprises des cartels et panneaux de salles : harmonisation des informations données, notamment en termes de chronologie, de géographie, de techniques et de dénomination des œuvres et objets, en prenant en compte Le domaine, les collections, les publics et les équipes
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