Projet_Scientifique_et_Culturel_Louvre

137 Outre les projets formalisés et qui s’expriment par des prêts, dépôts et expositions, les travaux scientifiques en réseaux, plus informels, sont une autre modalité de l’action territoriale. C’est en effet à travers des réseaux formels ou informels que se nouent souvent les projets les plus significatifs, qu’il s’agisse d’expositions, d’études d’œuvres, de publications communes. Plusieurs départements sont pilotes de réseaux scientifiques actifs ou prennent part à des projets de recherche (bases de données, publications scientifiques, journées d’études…). L es réseaux de professionnels existants Plusieurs réseaux des départements sont actifs : • le réseau des conservateurs des collections publiques d’arts graphiques en France, dit « club des 25 Lux » qui réunit les conservateurs des musées français en charge des collections d’arts graphiques ou le « club des 50 lux » qui réunit les conservateurs des musées en charge des collections d’arts graphiques dans le monde ; • le réseau «Gypsothèque », piloté par le département des Antiquités grecques, étrusques et romaines, qui regroupe des responsables de gypsothèques françaises ; • le réseaudes collections d’art grec et romain enFrance; • le réseaudes sculpturesmédiévales et Renaissance ; • le réseau «Baïla » réunissant les spécialises de peintures hispaniques ; • le réseau des arts français du 16 e siècle. Ces réseaux permettent de favoriser la connaissance des collections des musées de France, de mieux faire connaître les ressources des départements, de partager les informations sur l’actualité, les bonnes pratiques sur la restauration et la gestion des collections. Autre type de travail en réseau, les bases de données et projets scientifiques, effectués souvent en partenariat (particulièrement avec l’INHA), permettent une mise en commun des collections et des connaissances dans des domaines spécifiques : • corpus et bases de données : comme ceux sur les peintures italiennes, les peintures espagnoles, les peintures britanniques et américaines dans les collections publiques françaises, l’école d’Avignon avec le Petit Palais, base de données des œuvres Rothschild et peintures 16 e siècle à l’INHA… L’enrichissement de la base Joconde est également, sous une autre forme, un enjeu scientifique ; • recherches sur les matériaux ; • recherches sur les collectionneurs. Enfin, journées d’études au Louvre et publications scientifiques communes, notamment publications des catalogues raisonnés de collections des musées de France, sont des outils importants de l’action territoriale du Louvre. R enforcer les réseaux Poursuivre ces travaux en réseaux est un objectif naturel, qui peut être mis en œuvre de diverses façons, déjà pratiquées à divers niveaux : • par la mise en place des groupes de travail internes et transversaux sur les collections, qui permettront de réfléchir aussi aux partenaires utiles ; • par le travail d’expertise assurée par les grands départements patrimoniaux autour des politiques d’acquisitions, qui doit être réaffirmé comme un outil au service d’échanges scientifiques et de l’enrichissement des collections publiques des musées de France ; • par une politique de recherche en réseau renforcée : journées d’étude, bases de données, insertion dans des réseaux de recherche en lien avec les institutions d’enseignement supérieur ; • par une programmation d’expositions des musées de France au Louvre ; • par la poursuite de la participation au réseau «Archives en musées ». Plusieurs projets pourraient être mis en place : • développer le réseau sur les collections étrusques et italiques ; • constituer un groupe pour approfondir les relations du Louvre avec les musées d’Île-de- France ; • participer plus régulièrement au «Club 19 e  » que pilote Orsay ; • créer un réseau sur les collections d’arts de l’Islam en France : un travail innovant, pour ce domaine encore difficilement identifiable dans le patrimoine français (autant dans les musées que dans les objets mobiliers des églises), serait de réaliser un diagnostic puis une valorisation des collections françaises en région. Cette visibilité nationale doit permettre de valoriser à terme certaines collections régionales, de mieux affiner une politique d’acquisition pour le département et de mieux conseiller les institutions territoriales ; • participer au réseau des musées-châteaux, une piste pour laquelle le rôle du Louvre serait à préciser ; • rejoindre le réseau MUST «Musées, Patrimoine et Culture scientifiques, techniques et Industriels ». Le Louvre au service de la nation Un fonctionnement en réseau

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