Trajectoire_2025

49 Bilan d’activité - 2025 Le musée du Louvre a réalisé en 2025 son quatrième bilan carbone et poursuivi son action en faveur du développement durable dans le cadre de son Plan d’écologie du patrimoine (PEP). QuestionS à Maxime Caussanel, chargé du développement durable à la direction Financière, Juridique et des Moyens En février 2025, le musée a lancé son quatrième bilan carbone, quels en sont les résultats? En février 2025, assisté dumécène de compétence, le cabinet EY, le musée a lancé son quatrième bilan carbone (ou bilan des émissions de gaz à effet de serre - BEGES), afin de dresser la cartographie de ses émissions en 2024. L’empreinte carbone du musée (palais, musée Delacroix, Tuileries, tous les bureaux, cantine, Centre de conservation du Louvre, zones de stockage externes et concessions) est évaluée à 187 077 tCO2e, soit les émissions de 20 000 Français sur une année. 85 % de cette empreinte sont liés au transport, comme lors des précédents bilans. Cela est principalement dû aux déplacements des visiteurs, en particulier ceux en provenance de pays non européens, dont les trajets sont nettement plus émetteurs. 12%des émissions sont associées aux produits achetés, en particulier les achats de services, les immobilisations de biens ainsi que les achats de biens. 2 % des émissions sont liées aux émissions indirectes liées à l’énergie: production, acheminement, consommation de vapeur d’eau pour chauffer les salles, d’eau glacée pour assurer la climatisation et enfin d’électricité pour faire fonctionner tous ces équipements de CVC (climatisation, ventilation, chauffage) et d’éclairage. On peut noter une baisse de 12 % des émissions de gaz à effet de serre entre 2018 et 2024. Si cette évolution dépend en majeure partie de la baisse de la fréquentation de nos visiteurs non européens, on peut observer que les efforts du Louvre en matière de maîtrise de l’énergie portent leurs fruits : cela se traduit notamment par une baisse de 42 % des émissions incluant les consommations d’électricité, de vapeur et d’eau glacée. Les actions du musée en faveur du développement durable sont également sociales, que ce soit contre les discriminations ou en faveur de la démocratisation culturelle, pouvez- vous nous en dire plus? L’ engagemen t du musée en faveu r du développement durable se traduit depuis 2024 dans son Plan d’écologie du patrimoine (PEP) dont l’objectif est la construction d’un écosystème et de plans d’actions qui permettent au Louvre de concilier sobriété, résilience et performance au service de ses missions de service public. C’est une approche globale qui mêle la mission centrale vis-à-vis des publics, la prise en compte des enjeux environnementaux, tant dans les bâtiments que dans les collections, la mobilisation des agents et des partenaires du musée. Cet engagement va donc bien au-delà de l’écologie dans ses aspects techniques. Au cœur de notre mission de service public, cet axe vise l’amélioration de l’expérience et des conditions de visite. Il intègre la médiation et vise à instaurer une relation durable avec nos publics. Nous voulons continuer d’élargir les publics et d’enrichir leur rapport aux œuvres, en priorité la jeunesse (en doublant l’accueil des scolaires), la classe moyenne souvent délaissée ou encore les «publics éloignés» des dispositifs culturels. Sans oublier notre volonté de renforcer le lien naturel avec nos publics de proximité, les Franciliens. Par ailleurs, à travers lePEP, l’objectif est de construire ensemble le Louvre de demain en faisant du Louvre un employeur et un partenaire modèle. Cet axe concerne tous les acteurs du Louvre. À travers la diversité et l’inclusion ou l’optimisation des pratiques professionnelles, il s’agit de construire un Louvre encore plus participatif. Un Louvre mobilisateur pour que chacun continue de trouver du sens dans son travail. Un Louvre fédérateur pour porter ensemble une meilleure inclusion. LE LOUVRE RÉALISE SON QUATRIÈME BILAN CARBONE

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