Trajectoire_2025
19 Bilan d’activité - 2025 Un atelier temporaire de restauration dans le salon Denon De taille équivalente à la Mort de Sardanapale , la Prise de Constantinople par les croisés , n’avait pas connu de trai- tement de fond depuis 1948 ; il a entre-temps subi tant de régénérations et d’applications de vernis superposées que l’on peinait à deviner l’éclat de son coloris. La restauration a débuté au mois de mai 2025 avec le traitement du support en toile, puis l’œuvre, une fois retendue sur son châssis consolidé et remise à la verticale, est passée entre les mains des restauratrices qui ont procédé à l’amincissement des vernis altérés, révélant peu à peu les couleurs de Delacroix. Pour accueillir le travail des restauratrices, un espace a été aménagé dans le salon Denon. Bénéficiant d’un éclai- rage naturel venant du nord, cet atelier temporaire, voisin et situé de plain-pied avec la salle Mollien, a permis d’épargner à l’œuvre d’être roulée pour son transfert. Une large baie vitrée occultable ménagée au centre de la cloison délimitant harmonieusement l’atelier a permis aux visiteurs d’observer certaines étapes du travail. La splendeur retrouvée de la porte du palais Stanga Depuis 1877, le musée du Louvre conserve l’ancienne porte d’entrée du palais Stanga, aujourd’hui palais Rossi di San Secondo, de Crémone, en Lombardie. Attribué à Pietro da Rho, ce monument exceptionnel, mesurant un peu plus de sept mètres de haut, pré- sente la particularité d’être totalement sculpté, avec des reliefs illustrant la vie d’Hercule et de Persée et de nombreuses scènes mythologiques. Placée dans la galerie Michel-Ange en 1994, cette porte était recouverte d’un badigeon brun foncé appliqué au 19 e siècle qui altère fortement sa bonne vision. Des études préalables, réalisées avec le concours du C2RMF, ont permis d’établir un constat précis de l’état de l’œuvre. De nombreux essais, encore visibles aujourd’hui sur la partie inférieure de l’œuvre, ont également donné la possibilité de déterminer les meilleures techniques qui devaient permettre de la restaurer : utilisation du laser, complétée par un nettoyage chimique sans solvant. Entre les mois de septembre et décembre 2025, et après lamise en protection des Esclaves deMichel-Ange situés à proximité, une équipe de restaurateurs s’est ainsi mise au travail afin de permettre à l’œuvre de retrouver la clarté de ses reliefs, la modulation de ses volumes et les délicates incrustations de pierre noire qui soulignent le décor. Cette œuvre majeure de la Renaissance lombarde, aujourd’hui pleinement lisible, est également mise en valeur par un nouvel éclairage. Une large baie vitrée a permis aux visiteurs d’observer le travail des restauratrices. Le décrochage de la «Prise de Constantinople par les croisés » de Delacroix
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