Projet_Scientifique_et_Culturel_Louvre

125 Le Louvre au service de la nation L’approfondissement des collaborations avec les musées de Cluny et d’Écouen est également une priorité. Le Louvre, à travers ses départements patrimoniaux (Objets d’art, Sculptures et Peintures en l’espèce), est un interlocuteur privilégié de ces deux musées et continuera de veiller à accomplir sa mission de grand département en lien avec ces deux musées, notamment pour les acquisitions. Les échanges seraient également à renforcer dans les programmations des trois musées ainsi que dans le domaine de la recherche (études de corpus, d’artistes…). Des collaborations seraient également précieuses dans le cadre de la valorisation et de l’étude de l’histoire du Louvre et des projets lancés dans ce domaine par le musée. Des sujets transversaux pourraient également être traités dans le cadre de réseaux informels entre les institutions concernées, par exemple les « sujets napoléoniens » : plusieurs établissements sont concernés par le traitement de cette période et un travail en commun serait très utile pour la connaissance partagée des collections. De manière générale, la place du Louvre dans le réseau des châteaux-musées serait à interroger, à la fois par sa nature même de palais-musée mais aussi à travers ses jardins et ses collections. De même, la question de l’histoire des collections royales devrait être la base du renforcement des liens avec le cabinet des Médailles et Antiques de la Bibliothèque nationale de France, de même que des projets autour des collections d’inscriptions, complémentaires. Le traitement des arts décoratifs au sens large pourrait également faire l’objet de réflexions partagées entre plusieurs institutions nationales comme les Arts décoratifs, Sèvres-Limoges, le Mobilier national, avec lesquels des collaborations scientifiques pourraient être développées. Dans le domaine de l’art contemporain, s’il est évident que le Louvre ne doit pas abandonner sa programmation, il n’a pas vocation à la poursuivre seul. Les partenariats avec les institutions spécialisées comme le Centre Pompidou, le Palais de Tokyo ou le CNAP doivent être privilégiés, et constitueront l’une des priorités dans les années à venir. D eux cas particuliers : V ersailles et O rsay En raison d’une histoire commune particulièrement proche de celle du Louvre, le cas des liens avec le musée d’Orsay et Versailles doit être souligné. Le Louvre et le musée d’Orsay entretiennent des relations étroites et particulières puisque le musée d’Orsay a été en partie créé, en 1986, à partir des collections du Louvre. Les enjeux de collaborations avec Orsay concernent deux types de problématiques : d’une part, un enjeu scientifique qui se rattache à la date de séparation entre les collections, 1848, créant dans bien des cas, notamment pour les collections de peintures, une difficulté pour les publics (et même les scientifiques) à comprendre précisément la logique de répartition des œuvres de part ou d’autre de la Seine ; d’autre part, un enjeu relatif aux inventaires, non encore clarifiés entre les deux musées, et concernant particulièrement les arts graphiques (pour lesquels une clarification par «décroisement » est en cours en 2015) mais aussi les départements des Peintures et des Sculptures. On relèvera trois exceptions à cette règle de répartition de nature très différente : une liée à l’histoire des collections royales dont le Louvre est l’hériter, les diamants de la Couronne dispersés en 1887 et conservés au Louvre quelles que soient leurs dates de création ; une autre liée à l’histoire même du Palais, les décors du Second Empire du palais du Louvre ; une troisième enfin liée à la gestion par le Louvre des Tuileries et qui concerne les sculptures du jardin. Pavillon des Sessions - Salle des arts d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques

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