Projet_Scientifique_et_Culturel_Louvre
124 P rincipaux enjeux et propositions Dans ce contexte de forte « imbrication» entre le Louvre et les autres musées nationaux, les problématiques à résoudre dans les années à venir, sous la conduite du ministère de la Culture et de la Communication, sont de trois ordres. Elles sont liées au partage de lieux, au partage de périmètres historiques et au partage de périmètres géographiques. Apporter des réponses à ces questions implique un renforcement du dialogue entre musées nationaux au sein mais aussi hors des instances formelles comme la Commission scientifique des musées nationaux. Il s’agirait notamment de renforcer le dialogue autour de la programmation des expositions temporaires, de renforcer les possibilités de collaboration et d’éviter les concurrences. Ce dernier point est particulièrement important dans le cadre des politiques d’acquisitions et de dépôts (aussi bien dépôts anciens à traiter que dépôts nouveaux à favoriser). La position particulière du Louvre, en tant qu’établissement abritant plusieurs grands départements, lui confère une responsabilité particulière et cette concertation est nécessaire dans ces deux domaines. En ce qui concerne les questions de dépôts, elles doivent faire l’objet de réflexions sereines et concertées afin de favoriser un traitement raisonné des collections nationales par des opérations de décroisements éventuels. L’élaboration du Projet Scientifique et Culturel de ces musées, en lien avec le Service des musées de France, doit justement permettre de mieux définir les identités de chacun. Cette mise en réseau des musées nationaux peut utilement se traduire à travers la mise en œuvre de grands projets. Le Louvre Abou Dabi est une parfaite illustration d’une construction réussie d’un projet commun et de réflexions autour des collections. À terme, le projet Richelieu représente une nouvelle opportunité de partenariat avec différents musées nationaux autour de l’éducation artistique et culturelle. Trois types de réponses peuvent donc être apportées : • clarifier le décroisement des inventaires dans le cadre du post-récolement ; • définir plus clairement le positionnement scientifique des différents musées qui relève des PSCet favoriser le dialogue entre les établissements sur les acquisitions, les dépôts, les expositions… ; • développer des réseaux et des projets communs notamment en matière de recherche. Q uelle meilleure gestion des recouvrements historiques ? Le renforcement des liens avec les musées nationaux, qui traitent des mêmes périodes historiques que le Louvre, et le développement de projets communs doivent être un axe de développement du Louvre dans les années à venir. Il s’agit non seulement d’enjeux de clarification des projets de chaque musée, mais aussi de faciliter la compréhension du public qui peut parfois s’étonner de certains recoupements. Le renforcement des liens avec le musée des Arts décoratifs doit être à ce titre une priorité. C’est un partenaire naturel à la fois par son emplacement au sein du Louvre et par ses collections. La création du département des Arts de l’Islam a permis un premier rapprochement, l’ouverture d’une porte entre le département des Objets d’art et les Arts décoratifs, projet abandonné mais structurant architecturalement et muséographiquement, et des projets d’expositions communs pourraient en être une nouvelle étape. Dans la même logique de proximité au sein du Palais, le renforcement des liens avec le musée du quai Branly autour de la valorisation du pavillon des Sessions est une priorité des années à venir. Une réflexion commune pourrait d’ailleurs être menée pour une meilleure compréhension du public. Le potentiel pédagogique de la présence d’œuvres majeures du musée du quai Branly au pavillon des Sessions devrait à ce titre pouvoir être mieux exploité, et pourrait l’être notamment dans le cadre des espaces Richelieu et Sully.
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