Projet_Scientifique_et_Culturel_Louvre

116 L es partenariats scientifiques Le Louvre n’est pas une institution de recherche au sens académique du terme et n’a pas vocation à le devenir ; pour mener une politique de recherche, il doit donc s’appuyer sur des partenaires pertinents. Les partenariats existants doivent être renforcés, et d’autres partenariats noués, afin de faire du Louvre un partenaire incontournable dans ses champs de compétence. Pourquoi des partenariats ? Il s’agit de mettre en commun les connaissances et les énergies car c’est le seul moyen de financer la recherche et de s’insérer dans le monde de la recherche, recomposé fortement depuis les réformes de l’enseignement supérieur des années 2000 et la création de financement sur projets. Il s’agit également d’inscrire le Louvre dans une logique de réseaux : la recherche est l’un des axes de l’action territoriale du Louvre, afin de développer des projets communs avec les musées de France et les institutions de recherche partout en France. C’est également un des axes forts de son action internationale, notamment en lien avec les musées à l’étranger qui ont des collections similaires à celles du Louvre, ainsi qu’avec de grandes institutions de recherche à l’étranger. Il reste à mener une réflexion sur les critères de sélection des partenaires, et sur la nature même des partenariats. Quelques objectifs peuvent être esquissés : • renforcer les liens avec les institutions dépendant duministère de la Culture et de la Communication (MCC) : École du Louvre, Institut national d’histoire de l’art (INHA), Institut national du patrimoine (INP), Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF), Laboratoire de recherche des monuments historiques (LRMH), Bibliothèque nationale de France (BnF), Archives nationales, Institut de recherches archéologiques préventives (INRAP), École nationale des beaux-arts (ENSBA) et les musées nationaux… Le Louvre doit en effet jouer son rôle dans la politique de recherche au sein du ministère de la Culture, et considérer la construction de projets communs avec les institutions dépendant du ministère de la Culture comme une priorité. De la même manière, le renforcement des partenariats institutionnels avec le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche est une priorité : • renforcer les liens avec les universités spécialisées en histoire de l’art et archéologie et les Communautés d’université associées ; la poursuite des partenariats amorcés avec les universités parisiennes (Paris I, Paris IV) et franciliennes (Nanterre, Cergy-Pontoise, Versailles – Saint- Quentin) constitue une première étape, déjà bien amorcée avec la participation au LabEx Patrima sur le patrimoine matériel. Cependant les liens scientifiques forts déjà établis avec les universités en région, très présentes sur certains domaines (Aix-Marseille, Lille, Lyon…), ne doivent pas être négligés ; • développer des liens avec d’autres institutions de recherche qui travaillent sur des domaines similaires, comme l’École pratique des hautes études (EPHE), l’École normale supérieure (ENS), le Collège de France, et avec le CNRS… ; • développer les partenariats internationaux avec des institutions de référence comme les écoles françaises dépendant du ministère de la Recherche (Écoles de Rome et d’Athènes, Institut français d’archéologie orientale du Caire) et les Instituts français de recherche à l’étranger dépendant du ministère des Affaires étrangères (Institut français du Proche-Orient, Section française de la direction des Antiquités du Soudan…), les universités étrangères mais aussi les musées étrangers pour développer des projets sur des corpus communs (Getty Institute, musées du Vatican…). Le Louvre est d’ailleurs de plus en plus présent dans les conseils d’administration et les conseils scientifiques de ces institutions, ce qui renforce son insertion dans ce réseau de recherche. Inversement, certains partenariats avec des institutions de recherche étrangères à Paris permettent le développement de projets de recherche communs, à l’image du partenariat entre le Louvre et la Fondation Custodia autour du répertoire Lugt. L a valorisation de la recherche Le lien entre la recherche et les publics est au cœur des missions du Louvre. Tout projet doit faire l’objet d’une restitution à la communauté scientifique et aux publics. L’articulation entre recherche et programmation doit donc être l’une des priorités des années à venir au Louvre. Les expositions, journées d’études et colloques sont une occasion majeure de restituer au public des résultats des programmes de recherche. Il faut rappeler ici que l’exposition, résultat d’un exigeant travail de recherche souvent de plusieurs années, est l’un des principaux moteurs de la recherche au musée, et sa principale originalité : elle en est non seulement le résultat et la valorisation la plus visible, mais également, dans bien des cas, la raison même, la perspective d’une exposition étant

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