Trajectoire_2025

Le Louvre tout en chiffres Bilan d’activité - 2025 202 une forte présence du rouge dans la palette des enlu- minures. Copiés entre 1554 et 1582 en Iran, ces corans proviennent de complexes architecturaux d’Istanbul édifiés par des vizirs ou des membres de la famille impériale ottomane. Pour l’époque safavide, le Louvre ne conservait jusqu’ici que deux pages de coran prove- nant du dépôt du musée des Arts décoratifs. – Six lots de la vente Christie’s du 28 octobre 2025 «Exceptional Paintings from the Personal Collection of Prince & Princess SadruddinAga Khan» : page d’album comportant une peinture de femmes au bain au recto et des pièces de calligraphie au verso, Inde, vers 1680, puis élargissement des marges en Iran vers 1747-1758 ; Jeune homme présentant trois coupes, attribué à Reza ’Abbassi, daté du 12 juillet 1629 ; Femme jouant avec son chat, page d’album avec calligraphie au revers, Iran, 1590 ; Portrait du médecin de Shah ’Abbas, signé Mu’in Musavvir d’après un modèle de Reza ’Abbassi, Iran, 1674 ; Femme dans un intérieur et femme accom- pagnée de sa servante, recto et verso d’une même page provenant d’une version illustrée du Zenanname (Livre des femmes) et de Fazil Bey, ouvrage en vers achevé en 1793, Turquie, Istanbul, vers 1790-1800 ; Femmes se délassant dans le jardin du palais de Sa’adabad, aux Eaux douces d’Europe (Kagithane), page d’une version illustrée du Zenanname (Livre des femmes) et de Fazil Bey, ouvrage en vers achevé en 1793, Turquie, Istanbul, vers 1790-1800. Deux peintres iraniens majeurs de la période safavide (1501-1736) sont représentés dans ces acquisitions : Reza ’Abbassi (c. 1565-1635), l’initiateur d’un style qui resta en vigueur dans la peinture safavide tout au long du 17 e siècle, et Mu’in Musavvir, élève et suiveur de Reza ’Abbassi. La signature du peintre Muhammad Baqir (actif en Iran dans la seconde moitié du 18 e siècle) se dissimule aussi dans le décor des marges qui servent d’écrin à une peinture indienne de la fin du 17 e siècle représentant des femmes au bain. Le nu féminin était jusqu’ici peu présent dans la collection du département des Arts de l’Islam (DAI). Quatre autres peintures acquises durant la vente concernent également l’univers féminin. L’ensemble de ces acquisitions témoigne de la constante circulation des œuvres sur papier, entre l’Inde, l’Iran et le monde ottoman, et de leur préservation dans des « livres-collections » hybrides, albums assemblés pour la délectation des amateurs. 101 œuvres restaurées 3 études préalables 1 marché de restauration en cours 4 tapis, 51 pages d’art du livre, 12 boiseries, 13 céramiques, 1 coffret, 1 panneau de carreau remonté, 1 aiguière en nacre et son plateau, 13 métaux, 2 tableaux, 2 stucs, interventions sur le porche mamlouk Restauration d’un grand décor damasquin de la fin du 18 e siècle Boiseries ottomanes, éléments de décor dits tombeau de Yusuf, tapis inclus dans le MS1 de l’accord-cadre Restaurations

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