Trajectoire_2025
Le Louvre, ici et ailleurs Bilan d’activité - 2025 128 Coconstruite avec les équipes du Louvre Abu Dhabi et le groupement de scénographes BGC studio, l’exposition, dont le propos et le séquençage s’appuient très largement sur l’exposition «Mamlouks 1250- 1517», proposée au musée du Louvre au printemps 2025, nous a permis de découvrir et d’explorer d’importantes collections basées dans la région, malheureusement trop peu connues, et de renouveler la présentation des œuvres photosensibles. L’une des grandes réussites de cette exposition concerne les outils de médiation qui ont privilégié une approche interactive, ludique et rigoureuse, suscitant un véritable engouement chez les visiteurs de tous âges, notamment chez le public jeune. «Dialogues sacrés » : seize chefs-d’œuvre prêtés au musée d’Histoire de l’Arménie L’exposition «Dialogues sacrés : du Louvre au musée d’Histoire de l’Arménie » a présenté pour la première fois en Arménie, du 11 septembre 2025 au 21 mars 2026, seize chefs-d’œuvre issus des collections du musée parisien exposés en dialogue avec plus de vingt œuvres issues des collections exceptionnelles du musée d’Histoire de l’Arménie d’Erevan. La rencontre de ces deux collections a permis de mettre en lumière toute la richesse de la production de l’Arménie et de l’Orient chrétien à travers les siècles, autour d’œuvres d’origines géographiques très diverses (de la Bulgarie à l’Égypte, de la Crète à la Syrie), couvrant une large chronologie allant du 4 e siècle au 19 e siècle. Elle a montré l’importance des circulations des tech- niques, des artistes, des iconographies et des motifs dans un Orient chrétien connecté et les liens dévelop- pés par cette civilisation avec le monde qui la précède (notamment l’Empire romain) et le monde musul- man. L’exposition a souligné à la fois la singularité des expressions artistiques propres à chaque culture du christianisme oriental, mais aussi des traits communs, des échanges et des points de convergence. L’exposition a été l’occasion de présenter cer- taines œuvres récemment acquises par le dépar- tement des Arts de Byzance et des Chrétientés en Orient dont l’encensoir dit de « Kamechlié » et une icône de Jérusalem représentant la Crucifixion issue de la collection d’icônes réunie au Liban par Georges Abou Adal et complétée par son fils Freddy Abou Adal. Elle a également permis d’exposer des chefs-d’œuvre des collections du Louvre récemment restaurés comme la tenture au Jonas, une tapisserie bouclée par la trame provenant d’Égypte et datant du 4 e siècle, ou le reliquaire de Brivio, capsule en argent doré au riche décor iconographique. Cette exposition marque la première étape d’une histoire qui s’écrit entre les deux institutions, leurs collections et leurs équipes. Un partenariat appelé à se prolonger lors de l’ouverture du département des Arts de Byzance et des Chrétientés en Orient par le dépôt à Paris d’objets « ambassadeurs » de la culture arménienne, issus des collections du musée d’Histoire de l’Arménie. le mot de Laurence des Cars, Présidente-directrice du musée du Louvre en 2025 « Cette exposition est le résultat d’une véritable conversation artistique et culturelle entre nos deux institutions, initiée dès la création du département des Arts de Byzance et des Chrétientés en Orient que j’ai annoncée en 2021. Elle s’inscrit dans un
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