Agenda du Louvre Septembre2026-Février2027

16 DELACROIX CHEVAUX ET AUTRES ANIMAUX Le musée Delacroix présente un nouvel accrochage qui explore l’univers animalier d’Eugène Delacroix, à l’occasion de l’acquisition de deux études de chevaux, récemment restaurées. Exposées pour la première fois au musée, les deux études d’étalons, un alezan et un alezan doré, témoignent d’un vif intérêt de Delacroix pour le cheval et sa représentation. Pour le peintre romantique, les chevaux, les lions et les tigres constituent un objet d’étude et un sujet qu’il met en scène dans de nombreux tableaux, lithographies, décors… tout au long de sa carrière. Dans les années 1820, le jeune Delacroix s’intéresse particulièrement aux chevaux. Ses représentations sont issues de l’observation de la nature et d’œuvres de maîtres qu’il admire . Eugène Delacroix écrit dans son journal, le 15 avril 1823 : « Il faut absolument se mettre à faire des chevaux. » Il va réaliser une trentaine de peintures et de nombreux dessins. Ces deux études d’alezan, qui ne semblent pas avoir servi de point de départ à de plus grandes compositions, sont influencées par celles de son ami Théodore Géricault (1791-1824). L’utilisatio n du papier, qui a été par la suite marouflé sur toile, laisse penser que ces étalons ont pu être peints dans une écurie. Le peintre s’intéresse particulièrement à l’effet de la lumière sur ces alezans ainsi appelés du fait de leur couleur fauv e tirant sur le roux. Jusqu’à sa mort, Delacroix a conservé avec lui ces études de jeunesse. Les chevaux qu’il voit lors de son voyage au Maroc en 1832 contribuent à nourrir son imaginaire autour du cavalier, qu’il soit soldat ou participant à une fantasia. Le souvenir des grands maîtres qu’il admire est également très présent dans ses œuvres : Antoine-Jean Gros (1771-1835) à propos duquel il a écrit qu’il avait « élevé les sujets modernes jusqu’à l’idéal » et Pierre Paul Rubens (1577-1640) qui est pour Delacroix une référence constante. Parmi les objets qu’Eugène Delacroix rapporte de son voyage au Maroc de 1832, beaucoup sont liés à l’équipement des cavaliers pour les combats comme les « courses de poudre » ou fantasias qui simulent une charge de cavalerie : sacoches, corne à poudre à fusil, bottes... Comme les chevaux, les fauves fascinent la génération romantique. Delacroix se rend, avec son ami Barye, à la ménagerie du Jardin des Plantes pour dessiner des lions. Beaux et féroces, tigres, lions et même chats sont souvent représentés aux aguets, dans des combats ou fondant sur leurs proies. Ces fauves, souvent bien éloignés de ceux qui évoluent dans la nature, sont pour Delacroix un moyen de représenter le mouvement et la violence des affrontements avec plus de liberté que s’il s’agissait d’une peinture d’histoire. Du 5 novembre 2026 au 3 janvier 2027, dans le cadre du festival PhotoSaintGermain, le musée accueille une exposition de photographies contemporaines de Karen Knorr qui met en scène des animaux deux siècles après Delacroix. MUSÉE NATIONAL EUGÈNE-DELACROIX 12 septembre 2026 – 18 avril 2027 Commissaire  Claire Bessède, musée national Eugène-Delacroix. Retrouvez la programmation du musée Delacroix p. 65 et 66 et sur musee-delacroix.fr

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