Trajectoires - Faits marquants 2024

Le Louvre toujours plus ouvert à ses publics Bilan d’activité - 2024 72 Questions à Donatien Grau, conseiller en charge des programmes contemporains au sein du cabinet de la Présidente-directrice Pour la première fois, une exposition multimuséale a été consacrée à Barbara Chase-Riboud à Paris. Comment cette collaboration entre huit musées a-t-elle été initiée? Tout est parti d’un échange que j’ai eu avec Laurence des Cars et Laurent Le Bon. Nous avions déjà collaboré avec Barbara Chase-Riboud, d’abord au musée d’Orsay, avec les «Voix baudelairiennes », puis au musée du Louvre avec les projets éditoriaux Conversations du Louvre et Poésie du Louvre , auxquels cette artiste totale, en dialogue avec le patrimoine, avait participé. Je savais son désir, non pas de laisser les voix dans le silence, mais de les unir, de les associer, de compléter les récits. Nous avons donc, avec la complicité d’Erin Jenoa Gilbert, conservatrice, critique et conseillère artistique spécialisée dans les artistes d’ascendance africaine, associé six autres institutions à ce projet, chacune présentant, avec ses équipes, des œuvres de l’artiste, en dialogue avec sa propre identité, ses propres collections et ses projets. L’œuvre de Barbara Chase-Riboud est à sa place dans chacun de ces musées. Le Louvre est une maison ouverte aux artistes. Quels liens entretenez-vous avec l’écosystème des musées, des institutions et des écoles artistiques ? L’enjeu d’écosystème ne se pose pas simplement pour les artistes, mais pour le contemporain dans son ensemble, qui est une sensibilité, une création, une recherche. Dans les programmes, vient s’assumer la polyphonie de la lecture : reconnaître que le contemporain, dans une institution patrimoniale, est toujours réflexif, même quand il entend s’en éloigner. Le Louvre n’est pas un lieu de création contemporaine – il y en a tant d’autres à Paris, en France, dans le monde –, ses collections s’arrêtant en 1848 (à l’exception du nouveau département des Arts de Byzance et des Chrétientés en Orient, qui poursuit, dans son cadre géographique, jusqu’à 1920). Toute action contemporaine doit donc lire le musée, et doit le faire dans une ouverture des voix, créative et patiente. En étant soi-même, on peut inventer ensemble : et le Louvre est un lieu où l’on peut et doit se retrouver. D’où cette initiative autour de Barbara Chase-Riboud, d’où nos partenariats sans cesse renouvelés avec des institutions d’éducation – comme le premier partenariat d’établissement avec les Beaux-Arts de Paris –, de création – le Consortium de Dijon –, et d’édition, telles les éditions Seghers et la NewYork Review of Books, pour Poésie du Louvre . L’œuvre de Barbara Chase-Riboud est à sa place dans chacun de ces musées. Barbara Chase-Riboud, Le Lit de Cléopâtre dans la salle des Caryatides

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