Rapport d'activité 2021
107 Des collections universelles lumière le rôle majeur du département et de ses membres à chacune de ces étapes, pour beaucoup fondatrices de l’archéologie orien- tale. Cette exposition a, en effet, été l’occasion de célébrer les femmes et les hommes qui depuis plus de 140 ans contribuent à unemeil- leure connaissance des civilisations de l’Orient antique au travers de fouilles archéologiques, d’expositions permanentes et temporaires, de publications, d’enseignements et de confé- rences, de programmes de recherche, de restaurations et d’analyses, etc., sans oublier les nombreuses coopérations marquant la continuité dans le temps des liens entre le Louvre et les pays du Moyen-Orient en par- ticulier. Enfin, parce que toutes ces histoires ne sauraient être exposées à cette occasion, une journée d’étude a été prévue le 29 septembre 2021 à l’AuditoriumMichel Laclotte. Le Jugement dernier dans une noix de prière. Microsculptures de dévotion en buis Musée du Louvre, aile Richelieu, départe- ment des Objets d’art, salle 535, du 21 juillet 2021 au 10 janvier 2022. Commissaire : Élisabeth Antoine‐König, conservatrice en chef au département des Objets d’art du musée du Louvre. Nombre de prêteurs : 3 dont le musée du Louvre (2 départements : Objets d’art, Peintures). Nombre d’œuvres : 14 dont 10 du musée du Louvre. Depuis leur création dans les anciens Pays-Bas au début du 16 e siècle, les microsculptures de dévotion en buis ont fait l’objet de l’engoue- ment des dévots puis des collectionneurs. Une enquête menée par l’Art Gallery of Ontario (Toronto) a fondamentalement renouvelé la connaissance de ces œuvres, grâce aux apports de nouvelles technologies. Le département des Objets d’art, qui possède une des plus belles collections de ces sculptures, a ainsi pu faire tomographier deux chefs-d’œuvre de cette production : un triptyque, dont les com- manditaires ont été récemment identifiés, et une noix de prière (ou pendant de chapelet). L’actualité du département des Objets d’art se proposait de partager avec le public les décou- vertes apportées par ces récentes recherches, notamment sur le mode de fabrication de ces prodiges de virtuosité. Autour des cinq microsculptures du Louvre ont été rassem- blées une dizaine d’œuvres conservées au musée de Cluny-musée national du Moyen Âge et au musée national de la Renaissance- Château d’Écouen. Ce regroupement excep- tionnel a mis en évidence une certaine diver- sité au sein de cette production, ainsi que la fascination continue exercée par ces œuvres au cours des siècles, depuis la création d’une monture d’orfèvrerie ou l’ajout d’une poly- chromie à l’époque moderne, jusqu’au pas- tiche ou à l’ajout d’un faux monogramme de Dürer pour attirer les collectionneurs du 19 e siècle, avides d’œuvres médiévales et de la Renaissance. Un ouvrage coédité par les éditions dumusée du Louvre et les éditions El Viso dans la col- lection «Solo» (n° 76), Le Jugement dernier dans une noix de prière : microsculptures de dévotion , d’ÉlisabethAntoine-König, de Pete Dandridge et Lisa Ellis, a été imprimé à 1500 exemplaires. Noix de prière
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