Rapport d'Activité 2020

74 Le département des Arts de l’Islam Les collections Les expositions Le département des Arts de l’Islam a orga- nisé deux expositions-dossiers pour son nou- vel espace d’exposition. La première, «Portraits de fleurs, d’images d’oiseaux : dialogue de motifs décoratifs entre Iran, Chine et Europe » initialement prévue du 19 février au 1 er juin a été prolon- gée jusqu’au 23 novembre compte tenu de la situation sanitaire. Son commissariat était assuré par Gwénaëlle Fellinger. La deuxième, « De nacre, d’ivoire et d’écailles : mobiliers précieux du DAI », est assurée par Charlotte Maury, et devait se tenir du 16 décembre 2020 au 26 avril 2021. L’ouverture n’a pu avoir lieu compte tenu de la prolongation de la fermeture du musée. Les acquisitions En novembre 2020, a été réalisé l’achat de gré à gré d’une tête de personnage (monde iranien, 12 e -début du 13 e siècle, H. avec socle : 25,5 cm) en stuc modelé, sculpté, por- tant des traces de polychromie. Elle repose sur un socle de bois signé Yoshio, nom d’ar- tiste de Kichizo Inagaki (1876-1951). Les rondes-bosses et les reliefs figuratifs, comme les sculptures d’animaux de la période pré- mongole (avant 1220), sont peu représentés dans les collections du Louvre, alors que ces productions constituent l’un des phé- nomènes les plus importants de la culture artistique du monde iranien médiéval. Cette sculpture fragmentaire provient très certai- nement d’un relief mural, où les personnages sont modelés en relief et pourvus de têtes en très fort relief et en ronde-bosse. Il est pro- bable qu’elle provienne de fouilles commer- ciales menées en Iran ou dans le Khorasan (est de l’Iran, Afghanistan, Turkménistan actuels) durant les toutes premières décen- nies du 20 e siècle, et soit passée sur le marché de l’art très actif dans les années 1910-1920, entre l’Iran et la France. Les œuvres de ce type proposées à la vente sont très rares. La valeur de cette sculpture fragmentaire relève donc en partie de l’ancienneté de sa présence sur le territoire français. Cet historique est en grande partie donnée par son socle, réalisé à Paris par Kichizo Inagaki et donc entre les années 1910 et 1951 au plus tard. L’œuvre est demeurée dans des collections pari- siennes non documentées jusqu’alors (Botte, Wymann, Jaffré) jusqu’à la fin du 20 e siècle. Les restaurations Les restaurations de 2020 se sont concentrées sur une opération importante: l’application du premier marché qui a pour but de permettre la restauration d’un maximum de 57 tapis du département des Arts de l’Islam, conservés dans les réserves duCentre de conservation du Louvre (CCL), à partir de mai 2020. Les collections de tapis du département sont constituées, pour une part minoritaire, des tapis affectés au musée du Louvre et, pour leur majorité, du dépôt consenti en 2007 par le musée des Arts décoratifs. La collection complète compte 180 numéros. 62 œuvres ont été prêtées en France et à l’étranger. Tête de personnage, monde iranien

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