Projet_Scientifique_et_Culturel_Louvre

58 Le récolement au Louvre prend, classiquement, deux formes : • le récolement décennal in situ , conduit par les départements, et qui permettra de savoir, en 2015, le nombre exact d’œuvres conservées dans l’enceinte du palais du Louvre ou de ses réserves ; • le récolement des dépôts, qui se fait en lien étroit avec la commission de récolement des dépôts d’œuvres d’art (CRDOA) : le service du récolement (anciennement service du récolement des dépôts) est constitué d’agents du Louvre et d’agents de la CRDOA. En effet, le Louvre, avec d’autres établissements (Sèvres, Mobilier national notamment) est l’un des plus importants déposants pour l’État. Le rapprochement méthodologique de ces deux volets du récolement est d’ores et déjà une réalité. Le récolement permet une double avancée pour les collections nationales : • une véritable mission d’inventaire à un moment précis, qui permet de savoir ce qui est au musée, est censé y être et n’y est pas, à l’inverse s’y trouve sans être identifié dans les inventaires… Il s’agit donc d’une photographie de l’état des collections au Louvre, qui permettra une remise à plat très importante des inventaires du musée ; • le récolement est aussi un outil essentiel de connaissance des collections, notamment en termes d’identification et de documentation des collections, et constitue une base de travaux scientifiques. Le travail effectué au Louvre a déjà permis des avancées importantes en termes de connaissance des collections. L’Établissement public du musée du Louvre a mené quasiment à son terme le premier plan de récolement décennal. Ainsi, fin 2014, les chiffres du bilan du récolement décennal sont les suivants : 494 149 œuvres récolées, soit 114% par rapport à la cible initiale 1 . Les enjeux des prochaines années sont les suivants : • finaliser le premier récolement décennal et établir une stratégie globale de «post-récolement » : - arriver à un chiffre consolidé pour le nombre d’œuvres récolées et à récoler ; - traiter les problèmes identifiés lors du premier récolement : régularisations des inventaires et des dépôts, résolution des doublons, radiations, identification des manquants, dépôts de plaintes, harmonisation des bases de données, bilan de l’état de conservation ; - utiliser les informations issues du premier récolement décennal pour mettre en place des chantiers de collections : marquage, restaurations, conservation, réinventaire… Les informations issues de ce premier récolement et les travaux qu’il a permis (couverture photographique, constat d’état, inventaire Museum Plus…) seront une source précieuse d’information sur les collections, qui pourront servir de base à l’établissement de chantiers importants dans les départements, notamment dans le cadre de l’externalisation des réserves. Elles doivent également servir de point de départ à la définition des plans de récolement décennaux suivants ; • lancer le deuxième récolement décennal (2016- 2026) pour traiter les problèmes et clôturer si besoin les inventaires du Louvre. L’un des enjeux de ce deuxième récolement sera l’harmonisation des procédures : établissement des plans de récolement coordonnés, méthodes de dénombrement harmonisées, procédures juridiques communes… Le deuxième récolement décennal permettra notamment le traitement des questions soulevées lors du premier (rechercher en priorité les œuvres non vues lors du premier récolement décennal, récoler également les œuvres déposées depuis 1996, entreprendre le récolement des moulages déposés, uniformiser les pratiques de dénombrement des objets…) ; • repenser la stratégie de l’établissement en matière de dépôts (nouveaux dépôts et traitement des anciens) à la suite du récolement et tirer le bilan du récolement fait. Les premières étapes seraient : - le bilan des dépôts et leur régularisation par arrêtés de renouvellement, transferts et radiations ou bien retours ; - la mise en place d’un registre centralisé des œuvres en dépôts et des œuvres déposées au Louvre ; - le règlement des affectations définitives des dépôts avec les établissements concernés, notamment en ce qui concerne les autres musées nationaux (par ex. Orsay, Versailles). Pour améliorer son action dans le domaine de l’inventaire et du récolement, le Louvre sera attentif au renforcement des outils de gestion des collections : • l’informatisation des collections : achever le chantier Museum Plus L’informatisation des collections est un enjeu de connaissance et d’accès aux collections. C’est aussi un enjeu d’harmonisation du traitement des collections, qui permettra d’avoir l’ensemble des collections, aujourd’hui dispersées sur de nombreuses bases internes à chaque département, sur une seule base commune. Le Louvre a entamé ce chantier en 2007 et retenu le logiciel Museum Plus, dont le déploiement se fait progressivementdanschaquedépartementjusqu’en 1 La cible étant actualisée jusqu’à la fin du récolement, par définition, ce chiffre, dernier chiffre transmis officiellement à date de ce PSC, sera bien sûr actualisé au fur et à mesure.

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