Projet_Scientifique_et_Culturel_Louvre
38 La planification au service d’une meilleure gestion et mise en valeur du palais du Louvre Le Palais doit faire l’objet d’une attention constante, et des programmes de travaux de restauration, d’améliorations techniques et fonctionnelles sont constamment engagés. À la complexité initiale s’ajoute l’âge des équipements du Grand Louvre. Si la pertinence du projet scientifique et architectural n’est pas à remettre en cause, il n’en reste pas moins que les équipements techniques du Palais et ses capacités d’accueil, pensées pour 4,5 à 5millions de visiteurs quand le Louvre en accueille près de 10millions, souffrent aujourd’hui pour une bonne part d’une véritable obsolescence. A méliorer la programmation architecturale des espaces du L ouvre pour mieux accueillir les publics Repenser le Palais pour ses usages d’aujourd’hui, et notamment pour l’accueil et le confort des visiteurs ainsi que pour celui des agents, est l’un des principaux enjeux du Louvre du 21 e siècle. Il s’agit aussi, plus généralement, de rationaliser l’utilisation des espaces du Louvre, pour répondre au mieux à l’ensemble des usages Repenser l’équilibre entre les espaces publics et muséaux La proportion d’espaces de confort pour le public diminue toujours puisque les créations denouvelles salles comprennent rarement des lieux de repos ou bien de sanitaires. Il est donc nécessaire qu’une cartographie vienne conforter les périmètres des différents parcours muséographiques et qu’un «plan local d’urbanisme du Louvre » (PLUL) vienne réguler les occupations des espaces afin de répartir judicieusement les services aux visiteurs. La mise en œuvre du PLUL donnerait ainsi les moyens au Louvre de repenser entièrement le modèle de réflexion sur les espaces du musée, pour avoir toujours comme objectif de concilier la présentation des œuvres et la présence des visiteurs. Ainsi par exemple dans l’aile Denon, un espace libéré ou créé se verrait dans l’obligation de comprendre des sanitaires compte tenu du déficit actuel. Un équilibre général doit aussi être trouvé entre les espaces publics et privés. Les espaces muséographiques sont déjà immenses et difficiles à maintenir. En revanche, les transformations d’espaces ont un coût en travaux et en exploitation. Les services délogés génèrent également des coûts de relocalisations de plus en plus onéreux compte tenu du peu de surfaces disponibles. Mieux gérer les espaces et les abords du Palais L’autre enjeu est celui d’une meilleure gestion des espaces et des abords du Palais, notamment pour répondre à la nécessité d’améliorer les conditions de travail au sein du musée. L’exiguïté des espaces et le besoin croissant de nouvelles fonctions ne sont plus compatibles depuis de nombreuses années. Concernant les abords, l’enjeuest à la fois esthétique (libérer les abords du Louvre) et domanial (bonne gestion des occupations ou récupération d’espaces pour le musée). En effet, l’autorisation d’installer des bungalows dans les fossés Saint-Germain ne peut se prolonger trop longtemps et des solutions alternatives devront être trouvées. En lien avec l’externalisation des réserves, les enjeux liés aux usages des futurs locaux libérés au sein du Palais doivent être expertisés par un programmiste à partir de l’état des lieux réalisé en 2009, afin de rationaliser les usages de ces espaces, notamment en assurant des espaces de travail aux départements (réserves tampons), et pour les équipes techniques et muséographiques, notamment pour le stockage des mobiliers muséographiques et techniques. Concernant les bureaux, les démarches en cours qui consistent à rassembler sur deux lieux extérieurs «pérennes » les bureaux des directions supports sont vertueuses, aussi bien du point de vue économique (négociation avantageuse, densification élevée et longue prise à bail), que du point de vue de la transversalité avec un rapprochement des équipes et un gain de productivité induit. E ntretenir et mettre en valeur le monument historique L’entretien, la rénovation et la mise en valeur du Palais et des jardins se font en accord avec les deux architectes en chef des Monuments historiques (ACMH) du Palais et des jardins, ainsi qu’avec l’architecte des Bâtiments de France (ABF) en charge du domaine. Le Palais et les jardins sont les premiers contacts des visiteurs avec le Louvre,
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