Projet_Scientifique_et_Culturel_Louvre

34 également placées sous la tutelle du ministère de la Culture et de la Communication n’est pas le fruit du hasard et correspond à l’histoire du Louvre et de l’administration des Musées nationaux hébergée au Louvre jusqu’au 20 e siècle. Les projets de l’établissement envers le Centre de recherche et de restauration des musées de France, l’École du Louvre, les Arts décoratifs et le Quai Branly ne sont donc pas de remettre en cause les espaces attribués, mais de poursuivre les relations «de bon voisinage » et de poursuivre, voire renforcer les partenariats scientifiques. U n site technique et exigeant La technicité du lieu est un autre facteur de complexité à prendre en compte. Elle est elle- même de plusieurs ordres : complexité liée à l’échelle même du lieu, complexité des différents usages (conservation des collections, accueil des publics, espaces commerciaux…), complexité du maintien en fonctionnement de très nombreux équipements, complexité de l’application des nombreux règlements… Le domaine en chiffres : • dans le Palais : plus de 2 000 salariés du musée ; 450 salles d’exposition permanentes et temporaires ; plus de 9 millions de visiteurs par an; 14,5kilomètres de salles et couloirs; • dans le jardin des Tuileries : 6 bassins; 2 621 arbres; environ 14 millions de visiteurs par an; • équipements techniques : 3100 portes; 70 blocs sanitaires; 96 ascenseurs / monte-charge / monte- handicapés; 28 escaliers mécaniques; 300 centrales de traitement de l’air; 5 500 détecteurs de fumée; 415 issues de secours; 5 500 balises d’éclairage de sécurité ; 1 500 haut-parleurs d’évacuation ; 400 moteurs de désenfumage ; 250 portes coupe-feu ; 1 500 clapets coupe-feu ; 18 postes HTBT; 630 armoires électriques; 52000 sources lumineuses en intérieur du bâtiment; 40000 sources lumineuses en extérieur; 500 candélabres dans le jardin des Tuileries. Des complexités techniques S’il importe de veiller à la maintenance et à l’entretien dudomaineduLouvreainsi qu’à l’adaptationdumusée à l’environnement réglementaire et technologique, le caractère exceptionnel du site rend complexes les différents niveaux d’intervention. L’exiguïté des locaux, marqués par des manques importants de surfaces tertiaires, de stockage, de circulations et de vestiaires, aggrave encore cet état de fait. La disparité géographique est également un facteur de complexité. Le traitement de chaque zone doit être adapté à son occupation et à sa configuration, notamment pour le climat et l’éclairage. Les locaux sont en effet éparpillés en fonction des contraintes architecturales. De plus, les locaux techniques sont particulièrement difficiles d’accès car situés pour la plupart dans les combles, derrière des cimaises, dans des embrasures, dans des demi-niveaux, dans le radier ou encore sous une terrasse dans le jardindesTuileries. La complexité vient de plusieurs aspects. En premier lieu, elle tient à l’échelle du bâtiment : • repérage difficile des zones et des accès ; • multitude des zones « techniques » ; • distances importantes à parcourir. Elle tient également à l’hétérogénéité des équipements : • multiplicité des équipements techniques ; • plusieurs vagues de restaurations techniques successives ; • modifications et améliorations au cas par cas. Enfin, elle relève des nombreuses règles à appliquer : • règlement de sécurité incendie des établissements recevant du public : pilotages et asservissements des équipements concourant à la sécurité du public suivant des scenarii complexes ; • règles d’accessibilité ; • règlement départemental d’hygiène : analyses spécifiques, comptages et surveillance des rejets d’eau ; • conservation préventive des œuvres : conduite des installations climatiques avec des tolérances spécifiques faibles notamment hygrométriques, suivant le type de collections (bronze, bois, peinture…) ; • règles de sûreté des espaces et de protections des œuvres, accès réservés aux espaces muséographiques, horaires d’interventions limités… ; • règles de la protection au titre des Monuments historiques. L’exigence d’un monument historique Le caractère historique du Palais et des Tuileries et leur classement au titre des Monuments historiques (en plus de leur inscription dans le périmètre parisien inscrit au patrimoine mondial de l’humanité) participent de la complexité de gestion du domaine et de la responsabilité particulière de l’établissement. Bâtiments classés, de diverses époques, relevant de la responsabilité commune des services des Monuments historiques et de l’établissement, de nombreux lieux du Palais sont relativement inadaptés aux besoins actuels de l’établissement : locaux techniques inexistants, emplacement non rationnel des circulations

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