Projet_Scientifique_et_Culturel_Louvre

23 le louvre d’hier et d’aujourd’hui par le ministère des Finances pour redéployer les collections et améliorer leur présentation. Ce vaste hall d’accueil en sous-sol permet d’accéder aux espaces dévolus aux expositions temporaires, aux salles relatant l’histoire du Palais et du musée, ainsi qu’aux fossés du Louvre de CharlesV, à un auditorium et enfin à différents services pour les visiteurs (vestiaires, librairie, cafétéria, restaurant) ; • un ensemble de salles repensées, ou pas, en fonction de l’entrée unique et donc d’un sens de circulation nouveau et unique ; • la création, après une nette période d’hésitation, d’un espace d’exposition temporaire dédié, dans le hall Napoléon, qui prend acte de l’exposition temporaire comme une nouvelle mission centrale des musées du 20 e siècle, et remplace l’espace du Jeu de Paume réaffecté à d’autres missions ; • un projet centré sur Richelieu et le hall Napoléon, délaissant partiellement les ailes Sully et Denon, où des réaménagements sont réalisés a minima  ; • le choix d’accueillir au sein du Louvre, dans le pavillon de Flore, des ateliers de restaurations pluridisciplinaires gérés par la direction des Musées de France. Le projet muséographique Le Grand Louvre permet une présentation plus complète et une redistribution des collections, qui doublent presque leur surface dans le Palais. En cela, il achève l’expansion progressive des collections dans le Palais depuis 1793 et acte la fin de l’expansion dans le Palais, exception faite des salles du département des Arts de l’Islam qui insérera, en 2012, la cour Visconti dans le parcours muséal. Ces réaménagements et créations de salles, ces redistributions des collections s’étaleront sur plusieurs années : de 1993 à 1999 pour une première phase centrée autour de l’ouverture de l’aile Richelieu, puis après 1997 avec plusieurs projets en Sully et Denon. Prévue dans le chantier du Grand Louvre, la fin des aménagements du département des Objets d’art (pour les objets d’art du 18 e siècle) ne sera en fait effective qu’en 2014, ce qui marque la fin des aménagements prévus dans les années 1980. Le projet du Grand Louvre n’oublie pas la problématique des réserves : du fait de l’expansion des collections, la question du stockage et des mouvements n’est que plus centrale, et est prise en compte par la création d’un Louvre sous le Louvre, destiné aux réserves mais aussi à toutes les fonctionnalités du musée (VDI). Sont alors construites en pleine connaissance des enjeux des réserves souterraines en zone inondable. L’inauguration de la pyramide et du hall Napoléon le 30 mars 1989 marque la première étape du Grand Louvre. 1989-1997 : l ’ expansion du musée L’ouverture de Richelieu Avec le départ du ministère des Finances, dont les clefs sont remises le 14 juillet 1989, commence la plus grande expansion du musée depuis la création du Muséum central. Ces travaux permettent d’augmenter d’un tiers la superficie dédiée aux collections. Confié aux agences Pei, Michel Macary et Jean- Michel Wilmotte, ce nouveau chantier permet : • la présentation des sculptures françaises dans deux cours couvertes (Marly et Puget) et les salles avoisinantes ; • la rénovation d’une partie du département des Antiquités orientales avec notamment la couverture de la cour aujourd’hui dite de Khorsabad ; • la création de circulations verticales ; • l’expansion des espaces du département des Objets d’art et des Peintures ; • la création de salles dédiées aux arts de l’Islam. En parallèle commencent en 1991 des travaux de rénovation du jardin des Tuileries et du Carrousel (alors gérés par la Caisse nationale des monuments historiques), ainsi que l’aménagement sous les Tuileries des galeries commerciales du Carrousel du Louvre et d’un parking. La création de l’Établissement public Ledécret du22décembre 1992 transforme leLouvre en établissement public attaché sous tutelle duministère chargé de la Culture et en définit les missions. Dans la suite directe de l’Établissement public du Grand Louvre (EPGL), ce changement de statut permet au musée de jouir d’une plus grande autonomie, et marque une première dans l’histoire des musées nationaux. 1993 – 1997 : deuxième phase d’expansion du musée Le plan d’aménagement du Grand Louvre permet pour la première fois d’ouvrir le musée sur la ville. Il ne faut pas occulter la dimension urbaine du projet du Grand Louvre qui faisait initialement de la déambulation du public un élément central. Les trois axes structurants de cette démarche sont la création d’un domaine piétonnier inscrit dans l’axe est-ouest depuis Saint-Germain-l’Auxerrois jusqu’à la place de la Concorde, la réouverture de plusieurs axes secondaires nord-sud et enfin la duplication de ce système de circulation en sous-sol.

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