Projet_Scientifique_et_Culturel_Louvre
143 Conclusion Ce document est le premier Projet Scientifique et Culturel global réalisé par le musée du Louvre. En tant que tel, il n’a pas vocation à être exhaustif et encore moins figé, au regard des ambitions et des nombreux projets d’unmusée comme le Louvre au début du 21 e siècle. Il a fait l’objet de plusieurs mois de concertation avec les équipes du Louvre et du ministère de la Culture et de la Communication, et doit donc être considéré comme évolutif. Une évaluation annuelle collective en interne, à l’occasion du séminaire de direction, pourra ainsi être conduite et permettre un suivi de la politique de l’établissement, accompagnée le cas échéant d’actualisations ponctuelles. En se fondant sur ce PSC, qui servira désormais de « feuille de route » à la politique du musée, il s’agira de poursuivre les échanges internes et externes sur certaines thématiques qu’il n’était pas possible ici de détailler. Parmi celles-ci, on peut citer notamment : • L’identité propre duLouvre, souvent exprimée ici en creux car c’est ainsi que les textes la définissent, est un sujet en soi, qui doit faire l’objet de réflexions collectives. Le premier axe sera la définition du musée par ses collections, exceptionnelles, par sa programmation, plus cohérente, et par ses travaux scientifiques. Le second axe portera sur les « valeurs » d’un musée comme le Louvre : la transmission, l’exigence, la rigueur, la passion du service public. Il s’accompagnera d’une réflexion sur la place du Louvre dans son environnement urbain, économique et sociétal : quelle part peut-il apporter à l’attractivité de Paris ? Comment peut-il participer au rayonnement culturel et diplomatique de la France ? Quel rôle social peut jouer le Louvre ? Il appartient au Louvre, à la fois par une activité de recherche renforcée sur ce thème et par sa propre politique, d’apporter des réponses à ces questions. • Les nouveaux enjeux scientifiques et culturels auxquels les musées sont confrontés feront l’objet de débats plus approfondis qui amèneront peut- être à une inflexion de ce PSC, à commencer par la place du numérique, à la fois essentielle et parfois galvaudée. Plusieurs chantiers ouverts au Louvre (refonte du site Internet, finalisation de l’informatisation des collections, études sur les usages du numérique…) permettront de poser les bases d’une nouvelle stratégie numérique centrée sur les collections du musée et leur mise à disposition du public le plus large. • Enfin, dans le cadre des réflexions menées par le Service des musées de France sur les périmètres et rôles de grands départements patrimoniaux, la réflexion sur le(s) périmètre(s) du Louvre au sein des musées nationaux, sur les projets scientifiques à mener avec ces partenaires naturels, sur les projets avec les musées de France, sera à approfondir. La fin du premier récolement et le travail de post-récolement qui s’ensuivra, de même que la définition de projets de recherche prioritaires permettront d’aller dans ce sens. Ce Projet Scientifique et Culturel ne peut prétendre à définir de manière définitive et permanente ce qu’est et doit être le musée du Louvre, ni répondre, en si peu de temps, pour un musée dont l’identité et l’histoire même dépassent l’Établissement public, à toutes les questions qu’il pose. Son but est de bien identifier les enjeux, répondre à la plupart des défis que l’établissement se doit de relever, définir une ou des stratégies et tracer des perspectives pour l’avenir. Il faut toutefois souligner que certains sujets y sont pour la première fois abordés et définis, et qu’à ce titre ce PSC constitue une avancée importante à la fois pour le Louvre et pour le ministère de la Culture et de la Communication : l’histoire du Louvre du point de vue institutionnel, les forces et les spécificités du Louvre, la question complexe de son domaine, la diversité de ses publics et des enjeux qu’ils représentent, l’ampleur de ses collections et de la programmation qui les met en valeur, son rayonnement scientifique et culturel et son insertion dans des réseaux aussi riches et divers que les sujets traités, la responsabilité du Louvre en tant que plus grand musée de France et presque du monde dans la politique muséale… Toutes ces problématiques, qui constituent en soi des sujets à part entière, sont pour la première fois synthétisées et mises en relation les unes avec les autres. C’est en effet à la frontière entre le lieu, les collections, les publics et les personnels du Louvre que se situent l’identité du Louvre, sa richesse et son caractère unique. Comme ce PSC le démontre, le musée du Louvre demeure un lieu ouvert, passionnément vivant, en constante évolution, capable de redéfinir ses projets et ses méthodes pour se hisser à la hauteur des exigences, légitimes, liées aux missions de service public qui lui sont confiées par l’État.
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