Projet_Scientifique_et_Culturel_Louvre

129 L’art américain est un domaine que le Louvre partage avec le musée de Blérancourt et le musée du quai Branly, dans deux domaines différents : la politique récente du Louvre en matière d’art américain (cycle d’expositions «New Frontier ») pose la question de ses relations avec les autres musées dans ce domaine, et de l’articulation avec leurs PSC. C’est une perspective à explorer. L e L ouvre et les autres institutions nationales Les liens du Louvre avec les institutions de formation Les liens du Louvre avec les institutions de formation dépendant du ministère de la Culture, s’ils sont de nature différente, doivent également être réaffirmés. L’École du Louvre est un partenaire historique du Louvre : plusieurs projets associent les deux institutions, notamment au Louvre Abou Dabi ou le projet du Louvre de «Petite Galerie » à Richelieu, outre l’engagement des personnels du Louvre dans la formation donnée par l’École. L’Institut national d’histoire de l’art est également un partenaire de recherche essentiel, et qui le sera plus encore avec l’ouverture (en 2016) de la bibliothèque Jacques-Doucet dans la salle Labrouste du quadrilatère Richelieu et celle, au Louvre, du Centre de recherche Dominique- Vivant Denon. Enfin, l’Institut national du patrimoine est également un partenaire du musée, à la fois dans le cadre des formations initiales et continues des conservateurs et des restaurateurs et dans le cadre de formations à l’international. Le partenariat avec la Réunion des musées nationaux - Grand-Palais Le Louvre et la Réunion des musées nationaux partagent une histoire commune liée à l’administration des musées depuis le 19 e siècle. La séparation des années 2000 pour les acquisitions, les expositions, les éditions et la billetterie a marqué les deux institutions, sans pour autant remettre en cause leurs partenariats : il s’agit aujourd’hui de consolider ces partenariats autour des collections de chalcographie et de moulages. La question des relations commerciales entre les deux établissements, notamment en matière de librairies, boutiques et éditions de produits dérivés, n’est pas abordée ici, mais n’en est pas moins un enjeu essentiel. L’objectif est de redéfinir le rôle du Louvre, et notamment la responsabilité des départements, dans ces deux domaines étroitement liés aux collections du musée : le Louvre n’est ni client ni prestataire mais responsable juridique des collections, partenaire et expert scientifique : • pour la chalcographie : les collections de la chalcographie s’enrichissent de quelques cuivres de maîtres anciens mais aussi d’œuvres d’artistes vivants (trois par an). Déterminé par un jury qui regroupe des représentants du musée du Louvre, de la RMN-GP qui assure l’exécution des épreuves et leur commercialisation, de la Bibliothèque nationale de France et du musée national d’Art moderne, le choix illustre la vitalité de la création en ce domaine ; • pour les moules et moulages : le partenariat avec la RMN-GP est essentiel dans ce domaine, non pas seulement dans sa dimension commerciale mais aussi dans l’utilisation des moulages dans les actions d’éducation artistique et culturelle (EAC). Cette collaboration pourrait être améliorée. La collaboration avec la RMN-GP doit également être améliorée en ce qui concerne la commercialisation des images : la RMN-GP a conservé pour le Louvre sa mission de couverture et de commercialisation des photographies. La convention qui lie les deux établissements sera renégociée sur la base d’une évaluation plus précise des besoins du musée. Enfin, un meilleur positionnement des deux partenaires est également à construire dans le prolongement des relations reconstruites pour la programmation d’expositions au Grand Palais et au musée du Luxembourg. La RMN-GP reste en effet un important organisateur d’expositions avec qui le Louvre doit poursuivre des relations de partage d’information sur les programmations et de coproductions d’expositions. Le Louvre au service de la nation

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