Projet_Scientifique_et_Culturel_Louvre
111 centrales sera celle de la diffusion des images et du problème de la contradiction entre l’utilisation des images pour des usages scientifiques et la vocation commerciale de la diffusion des images. Quelle politique de numérisation? Il s’agira de définir une véritable stratégie de numérisation qui doit reposer sur des priorités définies par les départements (conservation de certains contenus spécifiques, diffusion), des critères partagés (pourquoi numériser) et des méthodes solides. Une réflexion doit notamment être menée sur le bon usage de la numérisation 3D, pratiquée par certains départements et qui mériterait une réflexion plus partagée sur le bon usage de l’imagerie 3D à vocation scientifique. La question de l’obsolescence technique des supports et méthodes de numérisation ainsi que la difficulté de stockage devront également être prises en compte. Toutes ces problématiques devront faire l’objet d’un état de l’existant, des pratiques et des expériences faites, afin de définir la méthode et les priorités. Quelle politique de bases de données ? Le Louvre produit de nombreuses bases de données, qu’elles soient internes ou en partenariats, notamment avec l’Institut national d’histoire de l’art, qui ont pour vocation de rassembler l’ensemble des œuvres ou données sur un sujet donné (ATLAS, Lafayette, etc.). Un état des lieux doit être mené sur ces bases de données pour en faire l’inventaire, en définir les objectifs et les usages. Les questions qui se posent sont d’une part de définir si ces bases ont vocation à être diffusées, et si oui pour qui, ou s’il s’agit de bases internes; les deux cas peuvent coexister et il s’agira de les identifier précisément, notamment dans le cadre de la création du centre de recherche, qui pourra avoir vocation à diffuser certaines des bases de données, ainsi que dans le cadre de la refonte du site Internet du musée. D’autre part, les questions techniques ne doivent pas être sous-estimées, pour produire en priorité des outils et des supports techniques qui soient compatibles avec ceux des institutions partenaires, notamment le Centre de recherche et de restauration des musées de France (base EROS) et l’Institut national d’histoire de l’art, mais aussi pour en garantir la pérennité. La complémentarité entre les différentes bases existantes, au Louvre et chez ses partenaires, est en effet un préalable à ces réflexions. Quelle gestion des archives ? C’est un enjeu important en raison du reversement progressif dès 2015 des Archives des musées nationaux (hébergées au palais du Louvre) aux Archives nationales, conformément à la loi. Dans ce contexte, l’accès aux sources du Louvre concernant le Louvre, Palais ou musée, sera modifié en profondeur, et le Louvre devra mettre en place une politique scientifique qui réponde à cet enjeu. La création du centre de recherche au Louvre apporte une partie de la réponse : en tant que plateforme, il pourra orienter les chercheurs vers les sources conservées dans plusieurs lieux différents, au Louvre et ailleurs. L’objectif pour le Louvre est aussi d’améliorer la gestion de ses archives et d’avoir une approche plus cohérente car il s’agit de la transmission de sa propre histoire. C’est dans cette perspective que le Louvre a recruté une responsable des archives, qui a mis en place des méthodes de traitement et des formations aux archives qui ont permis une sensibilisation de l’ensemble des services. Comme pour toutes les institutions, et notamment pour les musées qui mutualisent depuis peu leurs réflexions dans le cadre du groupe « archives en musée » copiloté par le Service interministériel des Archives de France (SIAF, Direction générale des patrimoines) et le Service des musées de France, il s’agit pour le Louvre d’une question particulièrement complexe et qui mérite des réflexions approfondies. Les priorités du Louvre en matière d’archives dans les années à venir sont les suivantes : • poursuivre la collecte des archives courantes et leur traitement au Louvre pour préparer les versements ; • dans le cadre du versement des fonds aux Archives nationales, identifier les fonds ànumériser pour être consultables au Louvre et définir des partenariats scientifiques pour la numérisation des fonds concernant l’histoire du Louvre ; • définir une stratégie pour les archives des départements, qui devra répondre aux questions suivantes : - quelles sont les sources indispensables à la gestion quotidienne des collections pour les départements et quelle politique de versement aux Archives nationales ? - quelle numérisation envisager, et sur quels supports ? La question de l’Opendata, portée par le ministère de la Culture et qui s’inscrit dans l’obligation d’accès aux documents administratifs, devra être envisagée dans ce cadre ; • réfléchir à la politique du musée en matière d’archives audiovisuelles, à la fois à leur collecte ou production et à leur diffusion, notamment dans le cadre des missions du centre de recherche ; • renforcer la politique du Louvre en matière d’archivage électronique. favoriser la rencontre entre les publics et les collections
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