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Repenser le lien

entre le musée Delacroix et le Louvre

Les relations entre deux institutions si différentes ne

peuvent se penser sur le registre de la dépendance,

ni sur celui de la synergie. En revanche, les imaginer

sur le mode de l’expérience et de la transversalité

offre bien des possibilités de développement, pour

le Louvre, comme pour le musée Delacroix. Du

fait de sa taille, du fait de circuits de décision et de

mise en œuvre courts, le musée Delacroix est un

lieu qui se prête à l’expérience, du point de vue

culturel et du développement des publics. Le projet

«Regards de lycéens », mené conjointement avec la

sous-direction à l’éducation artistique et culturelle

en 2014, en est un des premiers exemples les plus

réussis. Des élèves de première et de terminale

option arts du lycée Voillaume d’Aulnay-sous-

Bois ont participé à la conception de l’exposition

«Delacroix en héritage », autour de la collection

Moreau-Nélaton, en réalisant un ensemble de

cartels et un feuillet, présentés au musée. Dans un

autre registre, le musée Delacroix a testé la mise

en place du réseau social Bobbler dont l’usage s’est

ensuite étendu aux départements du Louvre.

Ce lien pensé sur le registre de l’expérience

pourrait également favoriser la transversalité au

sein de l’Établissement public, tout en bénéficiant

au musée Delacroix. Musée autonome, l’institution

est en effet, à la différence des départements,

confrontée « en petit » à toutes les questions qui se

posent au Louvre. Le projet en cours de rénovation

de l’appartement, qui associe la direction du

Patrimoine architectural et des Jardins (DPAJ), la

direction de la Médiation et de la Programmation

culturelle (DMPC) et le musée Delacroix, en est

ainsi un exemple heureux. Les différents projets de

médiation ou d’éducation artistique réalisés depuis

2013 - «Regards de lycéens », Xavier Veilhan, le 6b

- également.

Au-delà, le musée Delacroix pourrait être

également un des lieux tests de la politique

territoriale du musée du Louvre, notamment au

regard des relations avec les musées de la Ville de

Paris. La campagne de restauration des peintures

de Saint-Sulpice, entreprise par la Ville, dont

la réalisation avait motivé, au moins en partie,

l’installation de Delacroix place de Furstenberg,

a ainsi donné lieu à une convention entre la Ville

et l’Établissement public du musée du Louvre

(EPML), autour d’un projet de valorisation de la

restauration qui se tiendra au musée Delacroix.

En lien avec la direction des Ressources humaines

du musée du Louvre, une nouvelle organisation

est en cours de conception en 2016, sur la base

d’une concertation et dans le respect de chacun,

afin d’être mise en oeuvre début 2017, au sein des

bureaux rénovés. Elle s’appuiera sur un programme

de formations spécifiques. Le renforcement de

l’équipe scientifique comme le recrutement d’un

collaborateur pour la médiation seraient essentiels

pour permettre au musée d’accomplir ses missions

de service public.

L’arrivée de nouveaux collaborateurs - dans le respect

des budgets de l’EPML, en envisageant notamment

des redéploiements au sein de l’EPML, en faveur

du musée Delacroix -, couplée avec la possibilité

pour certains des collaborateurs actuels du musée

de rejoindre le Louvre, sera l’occasion d’une plus

grande mobilité entre les équipes.