Paris 1400 - Les arts sous Charles VI

Pour imprimer, utilisez les touches [CTRL + P] sous PC
ou [Commande + P] sous Mac.

Promenade dans Paris

1

Enceinte de Charles V
1er arrondissement

Vestiges du mur et de la contrescarpe du fossé au Louvre (nombreux remaniements).

Tracé visible entre les rues de Cléry et d’Aboukir 2e arr.

Les portes Saint Denis et Saint Martin datent toutes deux du XVIIe siècle mais occupent l’emplacement de deux des principaux ouvrages fortifiés de cette enceinte.

2

Saint-Germain-l’Auxerrois
1er arrondissement

On attribue à Germain, évêque d’Auxerre, la fondation d’un lieu de culte à cet endroit vers le milieu du Ve siècle. Le vocable de Saint-Germain-l’Auxerrois lui est attribué par Robert le Pieux qui reconstruit totalement l’édifice (XIe siècle). L’église est modifiée au XIIe, puis au XIIIe siècle (construction du chœur actuel puis du portail (le porche sera ajouté entre 1435 et 1439). Entre 1420 et 1425, on reconstruit la nef et les bas-côtés.

2b

Hôtel de Nesle (détruit, aucun vestige)
6e arrondissement

Il doit son nom à Simon de Clermont, seigneur de Nesle, qui le fit construire au XIIIe siècle, contre l’enceinte de Philippe Auguste. En 1380, il est donné par Charles VI au duc Jean de Berry, son oncle, qui le fait reconstruire. Les bâtiments ont tous disparu aux XVIIe et XVIIIe siècles, de même que la fameuse tour dont l’emplacement est indiqué sur la façade du pavillon de gauche de l’Institut de France.

3

Maisons rue Saint-Denis
2e arrondissement

Au n° 111, maison médiévale, sans doute du XVe siècle mais impossible à dater plus précisément car souvent remaniée. Le pignon a été transformé au XVIIe siècle.

Au 102, maison médiévale transformée avec pignon et pilier d’angle en pierre en partie visible.

A l'angle de la rue Sainte-Foy, autre maison à pignon, elle aussi sans doute médiévale avec nombreuses transformations postérieures.

4

Tour Jean sans Peur
2e arrondissement

L’ancien hôtel d’Artois devient propriété de Jean sans Peur en 1402. Il se compose entre autres d’un corps de logis “couronné de grands frontons gothiques en pierre rehaussés des armes ducales” (Sauval). Suite à l’assassinat de Louis d’Orléans et redoutant la vengeance de sa veuve, le duc fait aménager, dans un donjon carré, une chambre forte pour s’y protéger : “fit faire, en ces propres jours, à puissance d’ouvriers, une forte chambre de pierre bien taillée en manière de tour, dedans laquelle il se couchait la nuit ; et était ladite tour fort avantageuse pour lui garder”. Le donjon construit entre 1409 et 1411 s’appuyait, au sud, sur l’enceinte de Philippe Auguste. Le maître d’œuvre en est Robert de Helbuterne qui deviendra par la suite “Maître des œuvres de maçonnerie de la ville de Paris”.

5

Saint-Laurent
10e arrondissement

Un lieu de culte est mentionné ici dès le VI e siècle, il sera érigé en paroisse avant la fin du XIIe. L’édifice d’origine dont il ne reste que le clocher est reconstruit par la suite. Le chœur, commencé vers 1420, est consacré en 1429 ; le reste est postérieur.

6

Saint-Nicolas-des-Champs
3e arrondissement

Une première chapelle Saint-Nicolas a été élevée vers 1119 contre le mur d’enceinte du prieuré, à l’intérieur. Devenue paroisse en 1184, l’édifice est reconstruit à la fin du XIIe siècle (plan basilical à trois nefs) ; il déborde alors à l’extérieur de l’enceinte primitive. Une reconstruction totale débute à partir de 1420 : de cette époque datent la façade et les sept premières travées de la nef ainsi que le premier collatéral sud. Le reste est postérieur (le deuxième collatéral sud et les deux collatéraux nord datent du XVIe siècle ; on prolonge la nef à la même époque. Le chœur avec déambulatoire est édifié au XVIIe siècle).

7

Maison de Nicolas Flamel
3e arrondissement

Autrefois surnommée “Grand pignon” celui-ci a disparu à la fin du XVIIIe siècle. Maison bâtie en 1407 par Nicolas Flamel en vue d’en faire un hospice pour les pauvres. Une inscription de la façade précise : “Nous hômes et fèmes laboureurs demourans au porche de ceste maison qui fut fée en l’an de grace mil quatre cens et sept : sommes tenus chacun en droit sous dire tous les jours une pastenotre et un ave maria en priant dieu que de sa grace face pardô aux povres pescheurs trepassez, amen”.

8

Maison médiévale 86 rue du Temple
3e arrondissement

Difficile à dater, sans doute des XVe-XVIe siècles.

9

Hôtel de Clisson
3e arrondissement

Ses vestiges se trouvent intégrés dans l’hôtel de Rohan-Soubise siège des Archives nationales : il en subsiste le portail édifié vers 1380 pour Olivier de Clisson, connétable de France. L’hôtel passera au XVIe siècle à la famille de Guise et sera la résidence parisienne du Balafré (chapelle autrefois décorée par Le Primatice encore conservée).

10

Maison angle rue du Temple (n°61)
et rue Geoffroy-l’Angevin

3e arrondissement

Maison médiévale à pignon citée dès le XIIIe siècle. L’édifice actuel remonte sans doute en partie du XVe, il a été souvent transformé par la suite (moulures et encadrements de fenêtres XVIIe et XIXe).

11

Maison de la rue de l’Hôtel de Ville
4e arrondissement

Maison à pignon et toiture médiévaux, colombages masqués sous un enduit plus récent.

12

Maisons de la rue des Barres
4e arrondissement

Deux maisons à pignons (colombages conservés sous les enduits) sans doute du XVe siècle. Restes d’une tourelle à l’angle de la rue du Grenier sur l’eau.

13

Maisons de la rue François Miron
4e arrondissement

Celle de l’angle de la rue Cloche-Perce a gardé ses structures médiévales, sans doute du début du XVe siècle, les colombages ont été décapés au début du XXe siècle. La maison voisine est de la même époque mais très restaurée (pignon moderne).

14

Hôtel de Saint Pol (détruit, aucun vestige)
4e arrondissement

L’acte de fondation du complexe royal est signé en 1364 par Charles V. Son emplacement reste délimité par les rues Saint-Antoine, Saint-Paul et du Petit Musc. Sa démolition fut progressive, à partir du XVIe siècle. Seul vestige ancien dans cette zone, un énorme pan de mur de l’ancienne église Saint Paul.

15

Hôtel des Tournelles (détruit, aucun vestige)
4e arrondissement

Construit à partir de 1388 par Pierre d’Orgemon, le duc de Berry l’achète en 1402 ; l'hôtel revient au roi en 1407. Son emplacement est délimité par les rues Saint-Antoine, des Tournelles, Saint-Gilles et de Turenne. La démolition des bâtiments fait suite à la mort accidentelle de Henri II lors d’un tournoi qui eut lieu entre ces murs.

16

Bastille
4e arrondissement

Vestiges dans le métro (quai de la ligne 5 direction place d’Italie) du mur de contrescarpe du fossé. La base d’une tour est remontée dans un square, boulevard Henri IV, à l’Arsenal ; elle a été découverte lors de la construction de la ligne 1 du métro et transférée ici ensuite.

17

Chapelle du collège de Dormans-Beauvais
5e arrondissement

Construite par Raymond du Temple, sa première pierre est posée le 30 janvier 1375, la dédicace a lieu le 29 avril 1380. Sa charpente est dressée par Jacques de Chartres, charpentier du roi. La façade modifiée au XIXe siècle est aujourd’hui enfermée entre de hauts immeubles d’époque haussmanienne.

18

Maisons rue Galande
5e arrondissement

Ensemble exceptionnel de quatre maisons médiévales accolées. Datation difficile, il semble que le n° 29 remonte au moins à l’époque de Louis XI. Au 33 et au 35, les pignons ont été transformés au XVIIIe siècle.

19

Maison rue Boutebrie
5e arrondissement

Maison médiévale à pignon, sans doute du XVe siècle. Au Moyen Age, la rue était celle des enlumineurs (en 1292, trente-cinq personnes imposables dont huit enlumineurs et deux relieurs).

 

Promenade conçue par Daniel Soulié, Direction des publics, musée du Louvre.

© Paris, musée du Louvre

FERMER LA FENÊTRE

Clique pour fermer la fenêtre