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Le temps des troubles

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La défaite d’Azincourt (1415) marque un tournant important dans la Guerre de Cent Ans qui oppose la France à l’Angleterre. Néanmoins, cet événement ne scelle pas pour autant le destin artistique de Paris. En effet, la production d’enluminures, d’orfèvrerie civile et religieuse ou même de sculpture funéraire ne tarit pas, malgré la crise économique préoccupante et le décès de quelques grands mécènes tel Jean de Berry en 1416, puis Jean sans Peur trois années plus tard. Certains artistes n’hésitent pas à jouer de la situation politique et prennent des clients anglais, sans pour autant abandonner la clientèle française. Le régent anglais Jean de Lancastre (duc de Bedford) donne d’ailleurs son nom au Maître de Bedford, qui exécute à son intention un livre d’heures, un missel et un bréviaire.

A partir de l’éclatement de la guerre civile, la situation se détériore, notamment pour les architectes, obligés de quitter Paris pour d’autres chantiers. Beaucoup d’artistes choisissent une carrière itinérante qui les conduit à travers la France, ce qui a un impact sur la production de ces régions, surtout dans l’ouest et le nord du royaume.

Deux médaillons, d’un ensemble de quatre,
aux scènes de la vie et de la Passion du Christ.
 

Le baptême du Christ.
Email translucide sur or de basse-taille.
Paris ?, vers 1420-1430.
Paris, musée du Louvre,
département des Objets d’art, MR 2590.
© RMN/ Daniel Arnaudet

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