Cliquez pour retourner à l'accueil du site

Zoom navigable en flash pour le haut débit

Question de style

Précédent
Suivant
Vers le haut
Vers le bas

Une telle concentration d’artistes associée à une forte demande de la part de mécènes (pour les étrennes, les cadeaux ou les échanges diplomatiques), propulsent Paris au devant de la scène artistique européenne. C’est donc naturellement dans la capitale que des changements artistiques voient le jour. La plus notoire est la diffusion du personnage du prophète dans l’iconographie de l’époque. Cette figure, déclinée parfois en apôtre ou en patriarche, permet aux artistes de réaliser de nombreuses innovations dans le volume des figures, dans les drapés et plis dynamiques. Un sentiment naturaliste se dégage de ces figures, où les traits et expressions de la nature humaine sont plus prononcés. Le Louvre en possède un très bon exemple : le prophète de la châsse de Saint Germain, dont le bonnet accentue l’aspect pittoresque du personnage.

Les représentations de “Vierge à l’Enfant” - emblématiques de l’art gothique – subissent aussi des transformations : les Vierges présentent une conception de la forme en spirale plus prononcée qu’auparavant. Les drapés sont plus volumineux et les liens “charnels” entre la mère et l’enfant sont accentués, en accord avec la tendance naturaliste du moment.

Ces innovations artistiques s’exportent rapidement hors de France – grâce entre autre aux carnets de dessins qui circulent entre les ateliers – et l’on peut trouver des exemples de leur influence à Bruges, Milan ou Prague, preuve du rayonnement artistique qu’exerce Paris.

Prophète provenant de la châsse
de Saint Germain des Prés,

1409.
Paris, musée du Louvre,
département des Objets d’Art, OA 5917.
© Musée du Louvre