Lorsque Hammurabi devient roi en 1792, Babylone est une puissance moyenne entourée par trois ensembles politiques plus forts qu'elle: les royaumes de Larsa, d'Eshnunna et de Haute Mésopotamie.
Au sud-est s'étend le royaume de Larsa, qui a connu une fortune considérable depuis sa création par les chefs d'une tribu amorrite au début du deuxième millénaire, après la chute de la IIIe dynastie d'Ur (- 2002). Le dernier roi de Larsa, Rim-Sin, vainqueur d'Uruk, a annexé le royaume d'Isin (- 1794), reconstituant ainsi l'unité politique de Sumer. Hammurabi, après un raid sur Isin et Uruk en 1784, comprend qu'il n’a pas la puissance militaire suffisante pour remporter un succès décisif sur Rim-Sin : il attendit vingt ans.
Au nord-est, la vallée de la Diyala, trait d'union entre la plaine mésopotamienne et le plateau iranien riche en matières premières, constitue la colonne vertébrale du royaume d'Eshnunna qui connut une expansion considérable aux XXe et XIXe siècles.
Au nord-ouest, la Haute-Mésopotamie a été unifiée par Samsi-Addu, originaire d'Agadé (Akkad) ; il remonte la vallée du Tigre, s'installe à Ekallatum, puis annexe Assur (- 1807) et toute la région du triangle du Habur. Il s'établit alors à Shehna, qu'il renomma Shubat-Enlil (Tell Leilan) et finit par conquérir le royaume de Mari sur le Moyen-Euphrate (vers - 1792).
Au-delà de ces trois voisins, d'autres puissances considérables occupent le Proche-Orient et jouent un rôle non négligable dans le destin de Babylone, la Syrie occidentale et l'Iran.
Pendant les dix-huit premières années de son règne, Hammurabi gère la Babylonie héritée de son père. A la mort de Samsi-Addu en 1775, les royaumes qu'il avait annexés reprirent leur indépendance. Zimri-Lim s'installe à Mari. Dans un premier temps, le principal bénéficiaire du démembrement de l'empire de Samsi-Addu fut Eshnunna. Son roi manifesta sa volonté de domination au point que le puissant empereur d'Elam décida au bout de quelques années d'envahir la Mésopotamie. Les rois de Mari et de Babylone lui prêtèrent main-forte, trop heureux de contribuer à la chute de leur remuant voisin : Eshnunna tombe en 1765. Mais la brutalité de l'empereur élamite convainc Hammurabi de faire volte-face en s'opposant à lui avec le soutien des rois de Mari et d'Alep.
Hammurabi s’oppose alors au roi de Larsa, Rim-Sin. Le royaume de Babylone annexe le royaume de Larsa et devient la plus grande puissance de la région. Hammurabi force les rois locaux de la région du Djebel Sindjar à se soumettre, puis il obtient une victoire décisive sur le roi d'Eshnunna (- 1760). L'année suivante, les troupes babyloniennes envahissent le royaume de Mari : après quelque mois d'occupation, le palais, vidé de ses trésors, fut livré aux flammes et la ville abandonnée (- 1757).
Dès lors, le Proche-Orient est divisé en deux zones d'influence: Alep à l'ouest et Babylone à l'est. Hammurabi agrandit sa zone d'influence vers le nord ; dans le prologue de son Code il dit contrôler Ninive et Assur. A sa mort en 1750, il légue à son fils Samsu-iluna un immense royaume, qui s'étend du Golfe au Moyen-Euphrate et au Moyen-Tigre. Les descendants de Samsu-iluna réussissent à garder plus ou moins le contrôle de la vallée du Moyen Euphrate jusqu'à Terqa, mais la diminution de leur territoire et des problèmes chroniques d'alimentation en eau rendent l'économie du royaume très précaire. Des mercenaires originaires du Zagros, les Kassites, prennent de l'importance dans l'armée et ils finissent par occuper le trône après un raid du roi hittite Mursili Ier qui mis fin au règne de Samsu-ditana peu après 1600.

Dès le début de son règne, Hammurabi prend grand soin à embellir et à meubler les différents temples de Babylone pour lesquels il fait fabriquer des trônes, des statues divines et royales, des emblèmes et chars de procession en métaux et pierres précieuses.
Il est probable que la ziggurat – la tour à étages du sanctuaire de Marduk à Babylone - ait existé au temps de Hammurabi, puisqu’il y en avait une associée au sanctuaire du Soleil à Sippar et dans d’autres villes de Babylonie. Nous en avons peut-être une mention indirecte dans le “ code ” (Epilogue rev. XXIV, 67-69) : “ Babylone, la ville dont Anu(m) et Enlil ont haussé la tête, dans l’Esagil, le temple dont les fondements sont aussi solides que ceux du ciel et de la terre ”. Esagil est le temple de Marduk ; la mention des fondements aussi solides que ceux du ciel et de la terre, peut faire allusion à l’autre grand monument du sanctuaire de Marduk, la ziggurat, dont le nom Etemenanki signifie “ maison qui est le fondement du ciel et de la terre ”.
Hammurabi exécute de grands travaux en dehors de la capitale : canaux ou murailles de villes et restauration des temples principaux de Babylonie, notamment à Sippar où il aime résider et prendre les oracles de Shamash.

En l’an 34, le fils de Hammurabi, Samsu-iluna (1749-1712)  construit un nouveau palais impérial sans que l’on sache exactement ni son emplacement ni s’il s’agit d’une construction nouvelle ou d’un réaménagement et agrandissement du palais royal de ses ancêtres. L’ancien palais devait être devenu trop petit et servait sans doute de centre administratif.
C’est sous le règne d’Ammi-ditana (1683-1647) qu’est mentionné pour la première fois le mur de Babylone. Les murs d'enceinte étaient placés sous protection divine et même divinisés pour rendre leur protection plus efficace. Celui-là porte un nom ancien de Marduk, Asalluhi. Ce nom est formulé comme une malédiction, dans le but de terrifier l’ennemi qui envisagerait de le détruire. Il se peut que le mur de Babylone ait alors presque atteint le tracé que nous connaissons pour la fin du IIe millénaire et l’époque néo-babylonienne. Ammi-ditana se construisit également un nouveau palais - à moins qu’il ne s’agisse d’une reconstruction du palais mentionné par Samsu-iluna. Il développa une grande activité intellectuelle à Babylone. Plusieurs compositions majeures de la littérature mésopotamienne sont connues par des tablettes écrites sous son règne, dont un hymne à Ishtar. Samsu-ditana (1625-1595), le dernier roi de la première dynastie de Babylone régna sur un royaume restreint qui allait s’écrouler à la fin de son règne ; on ne mentionne aucune construction au cours de son règne.